A ceux qui se poseraient la question, non, je ne paie pas de royalties aux artistes concernés pour les titres de mes posts. Ce serait de l'arnaque, vu que mes titres sont un peu comme un cheveu posé sur la Soupaloignionycrouton qu'est mon post ( par contre, je me demande si je ne devrais pas contacter Goscinny ou Uderzo -je sais jamais c'est lequel qui est encore vivant -pour voir combien me couterait cette counerie. Au pire des cas, Soupopistou n'est pas encore sous copyright.'Fin je crois.). Remarque, ce n'est pas eux qui me forcent à les leurs piquer pour en faire ces titres à la noix, mais tu vois quoi, ça reviendrait cher à la fin. Si tu as une solution pour faire des titres sans droits d'auteurs, mais qui ne fassent pas trop cheap non plus ou alors- mais là je te préviens loyalement, t'as moins de chances quand même- si tu es intelligent, drôle, riche et pas poilu du dos, tu peux m'envoyer par mail ta lettre d'amour, je l'examinerai d'autant plus attentivement que je n'ai que ça à foutre. Par exemple là, il est plus de 16 heures et je suis encore en pyjama (hmmm que c'est bon, la honte). Bon les gens , je ne vais pas tourner autour du pot pour vous l'annoncer. Comme vous le savez, normalement, un post ranulféérique est composé d'un chapeau qui sert à mettre toutes les conneries (et qui vire souvent au haut-de-forme, voire au turban) de la débile qui pianote, et d'un corps, caractérisé par son contenu a peu près cohérent (et quelques fois sa chianterie). Ce post-ci sera différent. Tu peux considérer ,ami lecteur, que le chapeau de ce post a dévoré son corps et que donque, y'a pu que du truc con. Là, t'es sensé te barrer en courant, tu vois. Quoi ?T'es sûr, tu veux rester ? A ta guise l'ami, mais je te préviens, je ne suis pas responsable des chûtes de QI qui font partie des effets secondaires de la cure Ranulfairy. Il te reste plus grand chose de toute façon, hinhinhin. Allez, c'était rien qu'une blaaague, bien sûr que le v'la ton post hebdomadaire. (quand je pense qu'à un moment je bloggais tous les jours.L'âge et ses ravages, mes petits...)
La vérité, j'ai rien à poster. Depuis le catastrophissime oral d'arabe, j'ai fait que dalle qui vaille la peine d'être raconté ici (oui, je sais, des fois je fais un post sur ce qu'on bouffe à l'internat, mais c'est pas une raison). Tu sais combien j'ai regardé de dividi en 5 jours ? Sans exagérer, une bonne douzaine. J'ai regardé 300, c'est une histoire de zoms foutus comme des dieux qui se bagarrent .Pas si mauvais qu'on le dit, mais gaché par l'idéologie messianique ricaine qui suinte de tout le film. Et par le fait que les méchants, qui sont sensés être des Perses, ont plutôt des têtes d'Abd el Kader et de Mahmoud, alors que franchement, les perses et les arabes, ta 3alaka, comme on dit: rinavouar. Ensuite, j'ai regardé le secret de Brokeback Mountain : ça c'est l'histoire de deux zoms aussi, pas mal aussi (Heath Ledger, il est trop mignon) sauf que eux, ils se bagarrent pas du tout. Tout le rebours, comme dirait Robert Merle. Même s'ils s'embrassent sauvagement (attends, on dirait qu'il va lui foutre un pain quand il lui donne un baiser!) c'est parce qu'ils sont amoureux. C'est pas mal non plus, mais c'est un peu longuet. Ensuite j'ai regardé American Beauty. Dans la veine "other side of the american dream", ce film est perfect. En apparence, c'est une petite famille bien mignonne, puis en fait il apparait qu'ils sont moins lisses qu'ils n'en ont l'air. Le père (génial Kevin Spacey) qui aimerait bien se faire la copine de sa fille, ladite fille sortant avec un mec glauque, lequel deale et fait tout pour le cacher à son père, ex-Marine, la mère over surmenée qui se tape son concurrent et qui finira sûrement membre de la NRA. Ensuite Pulp Fiction. Alors là, énormissime. C'est l'histoire, honnêtement, j'aurais du mal à te raconter l'histoire de quoi, c'est divisé en chapitres, ou je ne sais pas ce que fout Tarentino. En tout cas , c'est une histoire de truands. Les truands classiques, tu vois, habillés en costards tapageurs, qui s'envoient des rails de coke comme moi des abricots, avec des gros pistolets qui tirent sur les autres truands parce qu'ils massent les pieds de leurs femmes. (a propos, masser c'est tromper ? Ca, c'est un genre de débât Tarentinien. Un peu comme le sens profond de Like a Virgin dans Reservoir Dogs. Succulent) Bref, l'humour de Tarentino, les personnages complètement déjantés, la violence, un coktail que j'adore. Ensuite Orange Mecanique. Alors là, one word is sufficient : WOW. C'est l'histoire d'un gars qui se shoote à l'ultra-violence, et qui tabasse tout le monde. Après il se fait jeter en prijeune, on le dégoute de la violence mais aussi, par malchance, de la 9ème symphonie de Beethoven.Pour lui qui vénère Ludwig van, c'est pas de bol. Après, il lui arrive des tas de merdes ,et tout. 'Fin je raconte ça comme un pied, en vrai il est splendide. Ensuite, c'etait Usual Suspects.( J'ai pris que des films de gangsters, c'est un truc de ouf!). Là c'est.... Nan bon , j'en ai marre de raconter les films que j'ai vus.
J'ai un rythme complètement déglingué. Je dors à deux heures du mat', au début je me réveillais à 8heures, maintenant, je n'émerges pas avant 10h30. Je passe la journée en pyjama .Remaque, mon pyjama est trop joli. Y'a personne à la maison. Je m'ennuie à donf. J'espère que vendredi va vite venir, comme ça je saurais si je peux vraiment profiter de mon été ou pas. Parce que là, bon on va pas mentir, je ne pense pas du tout au bac, mais quand même tu vois. Je n'ai pas l'esprit aussi tranquille que je le voudrais.
Allez, à plus gens d'ici et d'ailleurs. Tachez de vous éclater cet été.
(la chanson ne commence que vers la 30ème seconde)
J'ai regardé Ray aussi. Ba mal. En tout cas, la musique est géniale, pour quiconque est fan de Ray Charles. JE suis fan de Ray Charles. J'ai choisi celle là, parce que m'est avis que certaines doivent la trouver très appropriée ;) (enfin si elles rehaussaient leur pitoyable niveau d'anglais)
Edit : questions existentielles de mes pitis lecteurs ![]()
Pour celle-là, je réponds. C'est simple, aucun .A moins que ça te branche qu'on te bassine avec la poésie classique, les réflexions sur pourquoi les arabes sont des connards et trois histoires où t'as envie de flinguer les personnages tellement ils sont cons. Ou alors que t'aies envie d'avoir un prof en particulier. Mais je te préviens, c'est un calcul tout pourri.
C'est bon j'ai bien répondu ?A ton service, l'ami.
Ce titre n'a strictement aucun rapport avec le contenu de ce post. Enfin si, un peu quand même. En fait, c'est le nom d'une librairie à Paris. Ou plutôt d'une petite chaine de librairies. On se balladait Rue des Ecoles quand on a vu en a vu une. J'ai trouvé ça mignon. Alors bon, comme j'étais un peu en panne de titre ...Mais il n'est pas question de me lancer dans une de ces prétéritions de trente lignes, sans la moindre cohérence. Surtout que pour la première fois depuis je ne sais pas combien de semaines, je vais pondre autre chose que d'amères récriminations contre la vie qu'elle est trop injuste, qu'elle est trop dure. Donc, il me faut ne gaspiller ni les lignes ni le temps qui, maintenant comme jamais auparavant, vaut de l'or.
Donc je suis reviendue du Paradis sur Terre. Ce genre d'expression grandiloquente doit vous tirer des sourires indulgents. J'ai conscience que ça peut paraître outrancier, démesuré voire exagéré, mais c'est bien le sentiment que j'éprouve pour cette ville extraordinaire et à tout point de vue hors normes . J'aime passionément Paris, et ce depuis cette toute première fois où, gamine émerveillée, je posai les yeux sur sa robe de gitane elle, ses belles rues, ses immeubles de pierre , ses magasins aux féériques devantures. Dès le premier instant, Paris est entré dans mon coeur de petite fille, pour n'en plus jamais ressortir, la place qu'elle y occupe ne cessant de croître d'année en année. Et voilà maintenant que je suis toute proche de réaliser ce rêve d'enfant, toute proche de quitter Fes-la-Moche/Meknes-la-Pustule pour vivre enfin, à Paris-la-Toute-Belle, tourbillonnante, follement étourdissante et parfaitement libre. Mes petits, réjouissez vous pour moi, car cet entretien anxiogène qui instillait dans mes veines le poison de l'angoisse et corrompait jusqu'à mon sommeil par son exsudat d'inquiétude est passé, passé même au delà de mes espérances. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que rien n'était joué.Arrivée aux locaux d'IPESUP, un peu surprise par l'exiguité des lieux , je constate avec effarement que j'ai encore une bonne heure à attendre avant que mon tour n'arrive d'être dévorée toute crue par ces Cerbères à la réputation inquiétante, les directeurs qui doivent juger si je suis digne où non de recevoir l'enseignement par eux dispensé. Peu désireuse de patienter dans le couloir , je m'assieds au soleil, dans la ruelle qui mène au bâtiment. Je feuillette un Nouvel Obs, dans l'espoir vain de retenir quelques informations interessantes pour le cas où l'on me pose cette question dont la seule perspective m'avait ôté le sommeil depuis maintenant quelques jours :"Quel est l'évènement socio-économique qui vous a le plus marqué cette année". Etant donnée ma crasse ignorance de ce qui se passe à EADS, n'ayant sur la question rien de plus profond à dire que "y'a des problèmes avec la direction bicéphale" et "il y a de l'eau dans le gaz entre la France et l'Allemagne" , j'avais opté pour la bulle immobilière qui menace de crever au pays de l'Oncle Sam. Malheureusement, c'est une question très technique (si si, je vous assure. Ben allez,expliquez moi ce qu'est un subprime vous qui êtes si brillants), et mes connaissances en la matière, bien que moins superficielles que celles concernant le fabricant de trucs qui permettent de flotter dans les airs (non, pas les golden parachutes), n'en demeuraient pas moins d'une fragilité inquiétante. Finalement, n'en pouvant plus d'attendre dehors, je retournai m'assoir dans le couloir, engageant la conversation avec un garçon et une fille qui attendaient aussi leur tour. Ils avaient l'air plutôt sympa, mais le fait de leur parler ne fit qu'accentuer la pression. Comprenez, je suis marocaine, je parle la plupart du temps en marocain et, lorsque je parle en français librement, c'est à dire avec mes amis ou mes parents, je prends cet affreux accent, ignoble mixage de Marthe Vilallonga, Michel Boujenah et Enrico Macias. Tu vois le genre. Mais là, devant ce garçon BCBG (et super mignon. Ailleuh, je crois que je vais redoubler, moi), j'ai du faire un effort sur moi même pour parler correctement. Je me disait: "Maaaaa tu passes après quelqu'un qui parle comme un speaker, tu crois que tu as encore une chance ma pauvre fille ? Retourne chez les ploucs !". Mais je me suis vite ressaisie. Heureusement, car mon tour est vite arrivé. Je pénètre dans une salle plutôt petite, avec une grande table et des strapontins tout autour. Deux hommes sont assis et m'observent. Ils m'invitent à m'assoir. J'obéis. Ma peur s'est envolée. Je suis comme en dehors de moi-même. J'observe la scène, étrangement détachée. L'un des hommes, bedaine imposante et visage rubicond, m'ignore superbement. Il regarde un peu tout, mais évite soigneusement de poser les yeux sur moi. Je n'y prête pas attention, me fixant sur l'autre, un quincagénaire aux cheveux gris, son visage maigre plutôt bienveillant. Il me dit :"Alors mademoiselle, vous avez choisi de postuler en voie E. C'est bien, vos résultats en mathémathiques étant un peu justes". Je retiens mon souffle, m'attendant à l'autre question qui me tirait des sueurs froides :"Comment expliquez vous votre vertigineuse chûte entre la première et la terminale ?". TOutes les réponses que j'avais préparé me semblaient faibles et pauvres. Mais rien ne vint. Un autre regard à mon dossier ,qu'il tenait d'une main ferme et pâle, puis :" Et en philo, ça va mieux ?". Un temps désarçonnée par la question (j'attendais les maths, c'est par la philosophie qu'il attaqua. les commerciaux sont déloyaux), je repris vite mes esprits, et répondis quelque chose comme :"le premier trimestre a été une période d'adaptation à cette matière nouvelle, au nouveau type d'effort intellectuel qu'elle demande. Mais je pense avoir su m'y adapter, et celà s'est reflété dans ma progression, qui continue ce trimestre (premier mensonge, je suis en chûte libre)". Après celà, il m'a demandé si j'avais lu des auteurs. Et là, vous ne m'auriez pas reconnu, mes petits. L'aisance avec laquelle les mots franchirent mes lèvres m'étonna moi-même. Je parlais pendant cinq minutes de Nietzsche, de sa réputation sulfureuse qui m'avait amenée à m'y interesser, à sa récupération . Je ne fis qu'une bourde, à la fin de mon exposé :"Sa soeur mit sa pensée au service du régime stalinien". Ourgh ! Mais je me corrigeai très vite. Il me demanda ensuite ce qui m'avait plu dans le programme de philosophie. Je répondis la première chose qui me passait par la tête, l'Art (c'est le dernier truc qu'on a fait en cours), et passai encore cinq minutes à m'étendre là dessus. Il me posa quelques questions, auxquels je répondis tant bien que mal, puis me remercia et me pria de patienter dehors. Je quittai la pièce dans un état second, et me jetai sur l'un des strapontins du couloir. Deux minutes plus tard, l'Homme-pour-qui-j'étais-la-Femme-Invisible m'apella, un gentil sourire aux lèvres. L'autre tenait dans ses mains mes copies et dit :"C'est bon, vous êtes prise. Le dossier était bon, et ceci est confirmé par l'entretien. L'exposé était clair, bien structuré, vous avez une réelle facilité d'expression. C'est très bien". Mon visage encore empourpré (mon royaume pour me débarasser de cette enfantine réaction au stress!), je le remerciai, et quittai la pièce d'un pas de somnabule. J'avais réussi, Paris s'offrait à moi ! Youuuuuhouuuuuuuuuuuuuu !!!
Cet entretien qui me tourna les sangs pendant tellement de temps ne représenta qu'une quinzaine de minutes de mon périple parisien. Tout le reste du temps, et même la veille, je n'y pensai guère, Paris ayant ce pouvoir de vous distraire de vos soucis les plus vitaux. Paris etait paris, plus insolent que jamais dans sa beauté et ses gouts de luxe. Ma mère m'accompagnait, et partager la ville avec elle rendait les choses encore plus belles. Les galeries Lafayette, le Printemps, le BHV, les Halles, la rue de Rennes, la Rue de Sèvres, la Rue de Rivoli, les Champs, même moi qui ne suis pas une shopping-addict, je ne pus résister à la débauche de vêtements. "La sappe, la sappe, la sappe !" martelait une voix dans ma tête. Mais notre budget était limité, sachant que nous devions payer 1500 euros à IPESUP, et verser des arrhes pour le foyer qui m'accueillerait à la rentrée. Les sacs Lonchamps, les ballerines Repetto, les trench Burberry, les jean Zadig et Voltaire, nous narguaient du haut de leurs prix faramineux .Mais je me promis qu'au prochaines soldes , je laisserai libre cours à ma fièvre acheteuse.
Et les foyers ! Ah gentils lecteurs, les foyers ! Il y en a deux, ils sont beaux, mais beaux, tu ne peux pas imaginer. Ils sont tous deux situés dans le cinquième arrondissement. Le premier est sis rue Gay-Lussac. La directrice est une bonne soeur, et j'adore l'ambiance qui y règne. Le second est situé rue Amyot. C'est un endroit magnifique, avec un jardin, pas loin d'une picine, et à moins de 3/4 d'heures de marche de la rue des Blancs-Manteaux, là où sont situés les locaux de PREPASUP, la première année d'IPESUP. Malheureusement, le premier coûte horriblement cher (720 euros !) et le second n'offre que 27 places pour 160 candidatures. C'est très "just". La solution de secours, c'est un truc dans le 11ième. Je ne suis pas snob, chers lecteurs, mais franchement, ce quartier , il est trop moche. Tu descends à metro Père lachaise, et c'est la première rue à gauche. IL n'y a que des grossistes chinois de textile bas de gamme. Je suis consciente que je n'aime parfaitement qu'un certain Paris. Mais bon, j'ai de l'affection pour l'ensemble de la ville, bien qu'à divers degrés(Je ne sais pas si tu as déjà vu Barbes-Rochechouart, ami lecteur, mais avoue que c'est vraiment super glauque). Sinon, le foyer est chouette, et la soeur qui le tient, soeur Théo, a l'air adorable. ET puis il est quasiment moitié moins cher (420 euros). Mon rêve, ce serait de rester dans le Vème,cet arrondissement est tout simplement magnifique ! Mais pour l'instant, l'appel du porte-feuille est le plus fort... On verra bien.
Bon sinon je ne vous raconte pas les macarons, les crumbles, les éclairs, les tartes aux pommes que nous avons ingurgité ces 5 jours. La pâtisserie française est une oeuvre d'art à elle toute seule !Et le reste ! Ahh, rien qu'à y penser, mes papilles frétillent et je défaille d'envie . Miam miam miam ! Pour une gourmande comme moi, cette ville confirme son statut d'Eden terrestre ! On est allés à l'Odeon voir "La faille". Le film n'est pas mal, mais en fait, ce qui a retenu mon attention, c'est la bande annonce pour un autre film, un animé en noir et blanc qui s'apelle Persepolis. Ca se passe pendant la révolution islamique de Khomeyni et ça a l'air génial, drôle et tout. A voir donc. Une prochaine fois. Une prochaine fois qui, à condition que je décroche ce baccalauréat qui est complètement passé à la trappe cette semaine, n'est éloignée à présent que de quelques mois...
Voilà, un infime aperçu de mon escapade parisienne, elle même infinitésimal aperçu d'une ville dont la richesse necessite plusieurs vies d'homme pour n'être que partiellement découverte. Il est temps à présent de quitter les cotonneuses limbes des doux rêves, et me replonger dans la fange du travail scolaire qui pue des pieds.
Bonne nuit, gens d'ici et d'ailleurs !
Bon autant vous le dire tout de suite,je n'ai absolument rien à dire et ça se verra sans doute. Mais étant donné le degré mortel d'ennui que je viens d'atteindre, j'ai décidé de blogguer. Ca me distraira sans doute quelques temps. J'alerte mon lecteur chéri : c'est vraiment total emmerding; donc si tu veux te barrer, ne te gêne pas pour moi. C'est quand même révoltant quand on y pense. On n'a qu'une jeunesse, et on la gâche enfermé dans 4 mètres carrés, le nez collé à un exo d'intégrales de merde, ou une putain de fiche sur les brassages génétiques, ou sur la construction européenne (beuââââhhh), alors que le soleil fait risette à Fes-la-Moche qui, exceptionellement, a l'air un brin moins moche que d'habitude. Pas moins chiante, mais disons que l'envie de te crever les yeux quand tu te hasardes dans cette ville est un soupçon moins dévorante. Oh, c'est infime, il faut être habitué pour le remarquer. Mais je t'assure qu'observée depuis le balcon de ma chambre, qui s'est reconvertie en salle de torture neuronale, même l'immonde échoppe de mon épicier a l'air d'une boîte de nuit. Qu'il se passe un truc, ou je vais exploser! Un truc pour briser la routine, n'importe quoi qui me donne l'impression que la vie n'est pas une succession de NUIT/JOUR/NUIT/JOUR indifférenciés, un peu comme quand, petite fille, je m'amusais avec l'interrupteur, jusqu'à faire péter l'ampoule. Je ne sais pas quoi, une attaque de petits hommes verts, de pandas géants, une pluie de grenouilles, mais un truc qui se passe de préférence près de chez moi ! La vie est une putain de grosse arnaque permanente. Ca commence très tôt :on t'arrache sans te demander ton avis aux limbes bienheureuses, on te fout dans une baignoire humaine(pardon M'man), après neuf mois, on te vire à nouveau, et on passe le reste du temps à imaginer des trucs pour te pourrir l'existence comme aller à l'école, se brosser les dents, faire la bise à la dame et toutes ces merdes. La vie est mal faite en plus. Pendant toute ton enfance, tu es trop petit pour atteindre le bocal de confiture, et maintenant que tu es assez grand, tu n'en as plus envie. (tu préfères le Nutella...). L'humanité devrait songer à porter plainte contre X. Y'a eu escroquerie sur la marchandise. Remboursez ! Remboursez ,putain de voleurs !
Ahem... Pardonnnez ce manquement à la bienséance, bien étonnant de ma part, moi dont on connait la parfaite maitrise des mouvements d'humeur et la classe irréprochable (une remarque et tu me fous le camp). Je ne me laisse que rarement aller au blasphème. En fait je fais ça quand j'ai l'impression que Godot m'a abandonnée pour gambader dans les verts pâturages, ou faire valser Virgin Mary ou s'envoyer une bière ou n'importe quoi plutôt que de me sortir de l'ennui où je m'enlise.Et c'est un peu beacoup le cas en ce moment. Ajoutez à ma vie merdique le fait que viens d'avoir le choc de ma vie, et vous comprendrez mon ressentiment à Son égard. Rupert Everett, bombesque Valmont dans l'une des versions des Liaisons Dangereuses, sex appeal rehaussé de juste ce qu'il faut de tenébrosité, de morgue et de classieusité à l'anglaise est de la jaquette . Valmont dans le clip de YMCA, ce n'est pas un crime pour vous ?Hein ? Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ?
Bref .Ai vu Mémoires de nos Pères. Des scènes d'actions plutôt bien réussies qui ne rattrapent qu'à moitié les tartines de bons sentiments et la psychologie neu-neu des personnages. Clint Eastwood m'avait habituée à plus de finesse. Donc déçue. Espérons que Lettres d'Hiwojima soit moins plat.
Bon, demain débat Sarko-Ségo. Aujourd'hui, j'ai pas pu zapper sur une chaine française sans tomber sur les extraits des phrases cultes des anciens débats du second tour. Miterrand vs VGE, Miterrand vs Chichi, franchement c'est passionnant. Les hommes politiques avaient quand même autrement plus de stature que Miss Paule Ka et l'avorton à tête de gremlin. (Phase de haine généralisée. Ne pas tenir compte).
Adieu, gens d'ici et d'ailleurs
Quand j'aime une musique , je la passe en boucle pendant des jours entiers sans me lasser. Pôpa pense qu'il s'agit d'une méthode sournoise de torture maoiste , mais pas du tout.
(chai pas pourquoi les polices sont différentes. Canabloug chéri débloque)
Et ca j'aime pas, mais ca colle pas mal alors...
sont pour le moment tout ce que j'ai de bloggable, n'ayant ni le temps ni l'envie de me lancer dans le brillant portrait d'une personne de mon entourage, ou dans un virulent pamphlet contre un quelconque affligeant phénomène de société, comme l'engouement pour ces adorables jean cigarettes qui font à quiconque n'est pas Kate Moss (ou ma copine Rita) des hanches de bouteille d'Orangina. Donc pour le cinquième fois consécutive, ce bloug sera le support de mes épanchements d'ados pré-bachelière immaculée . Car voyez vous, un évènement fortement chiant se prépare dans ma vie, qui non content de la déterminer, la rend toute dégoutante et poisseuse. Non, je ne vous prends par pour des idiots, mais parfois il faut répéter les choses pour qu'elles rentrent bien : donc, mesdames et messieurs de mon lectorat, votre obligée est en pleine période de préparation au bac blanc, la putain de sa mère d'épreuve la plus foutrement prise de tête de la création (en tout cas la pire de toutes celles que l'auteur a eu a subîr durant sa jeune vie).
Alors, pour le bac blanc, tu es sensé réviser tout le programme de toutes les matières depuis le tout début de toutes les années que tu es rentré à l'école de la République. Je ne sais pas si vous réalisez le truc, mais ça doit faire un truc comme 10 kilos de cahiers écrits serré à se fourrer dans un crâne qui, rappellez vous, ne mesure pas plus de 1900 cm cube, ce qui n'est pas mal comparé à un Australopithèque, mais carrément ridicule quand il s'agit d'y caser l'histoire du monde de 1945 à nos jours, la colision et la subduction, l'expérience selon Kant, j'en passe et des plus pire. Mais M.I 3, c'est Martine à la mer à côté de ça. Tom Cruise, c'est très surfait. Le bac blanc, par contre, ça c'est une épreuve de force.
Sachant qu'en plus, les gens qui sont sensé t'aider te mettent des bâtons dans les roues, tu commences à mesurer, ami lecteur, l'inhumanité de cette épreuve qu'on inflige à des millions d'adolescents innocents . Parce que tu crois que les profs te foutent la paix en attendant le bac blanc ?Rêve l'ami, tu oublies leur légendaire sadisme ! Tu vois les devoirs à faire qui s'ammoncellent, comme des oiseaux morts, sur ton bureau, et tu regardes le calendrier qui te nargue . Le temps est ton ennemi, et les profs ses alliés .C'est comme si tu devais traverser (sans te gameller) une corde qui passait au dessus des chûtes du Niagara et que les gens à l'autre bout la secouent dans tous les sens pour bien te faciliter les choses.... Et ne parlons pas du personnel de l'internat, qui semble s'être fixé l'objectif de faire mourir d'inanition et d'épuisement toute une promotion de terminales . Non parce qu'entre la surveillante qui, pour te réveiller, applaudit comme un facho à une élocution de Le Pan, dans un couloir dont l'echo est pire que dans une grotte,et le chef cuistot qui, à court de viande, te file à mastiquer les semelles de ses godasses et des tranches de casher rose fluo, la vie à l'internat, c'est GI Joe au Vietnam.Heureusement que le Label Vie éxiste ! Label Vie, c'est un supermarché avec un coin fe-bou en haut, où tu peux te détendre en grignottant des beignets aux crevettes pas trop mal, et des sandwichs fermiers qui ont au moins le mérite de te caler pour la soirée. Ca sert aussi aux rendez-vous galants , hein Ouarit ? :)
Enfin bref, vous l'aurez remarqué, rien de nouveau sous le soleil, si ce n'est que le soleil lui même s'est taillé de Meknes-la-pustule et qu'il fait aussi meuche dehors que sur la tronche des gens. Ah tiens, si ! Mercredi soir, je suis allée voir un film extraordinaire au ciné-club (God Save the ciné-club) : DogVille de Lars von trier. La splendide Nicole Kidman y interprète le rôle d'une fille qui n'a pas de chance dans sa vie , et qui à la fin se venge en liquidant tous ceux qui lui en ont fait baver. Tout à fait moi (huhu) . (pour un résumé sérieux du film, voir ICI ). Le film durait 3 heures, ce qui signifie que mercredi soir, je n'ai allègrement rien foutu, à moins de 8 jours du baccalauréat... Maman !
A moins de débarquer de Mars, vous savez sûrement que mercredaille 14 février, c'est la Saint-Valentin. La Saint Valentin, c'est la fête des z'amûûûreux, qu'ils sont beaux qu'ils sont heureux. Et que les Autres, les parias, les CELIBATAIRES (ouh, le vilain mot) aillent se suicider, ils embêtent tout le monde à la fin. Je déteste ce genre de fête romantoc à deux balles, préfabriquées et mièvres à souhait .Ca veut dire quoi, un jour pour fêter l'amour ? C'est tout le long de l'année, qu'il faudrait dédier à l'amour , non ? Cette fête n'existe d'ailleurs pas au Maroc. Mais dans les lycées français, acculturation oblige, chaque année, tu vois de jeunes godelureaux se creuser la tête pour choisir la bonne peluche, l'ourson cromeugnon avec I love you écrit en rouge dessus pour la fille dont ils sont TROP amoureux, ben ouai tu pense, une semaine, c'est un cap ! Bon ok, ceux-là sont les ploucs. Il y a ceux, plus argentés, qui sortent le grand jeu : sérénade, roses, bague (sisi), déclaration enflamée... Bonjour le kitsch ! Qu'est-ce que j'ai contre la Saint Valentin ? Oaaarrh, j'aime pas les fêtes auxquelles je ne suis pas invitée ! J'aime pas l'amour, waaala ! C'est tout collant, tout doucereux, ça pique les yeux, pouah pas bon !....
Et surtout, surtout, le plus grave c'est que j'ai pas d'amoureuuuuux ! Ouiiiiin !!
Bonne semaine, gens d'ici et d'ailleurs ! (frères célibataires, unissons nous).
Edit Model Look : Y s'passe quoi sur le site de l'insa ?Un groupuscule islamiste a hacké leur site ou quoi ?
Je suis bonne pour l'asile, maintenant c'est confirmé. Le bac blanc est dans moins de deux semaine(mais où sont donc passés les derniers jours de quiétude ?) et tout ce que je trouve à foutre, c'est d'aller rigoler comme une bossue devant un film à deux balles ! Je ne suis à jour dans absolument aucune matière à part les maths (et ça ne m'empêchera pas de me planter) et la physique (grosso modo). Mais en philo et en hisoire-géo, je suis complètement à la masse. La bio et l'arabe, n'en parlons même pas...
C'est de la folie furieuse : à moins de quinze jours de l'épreuve de ma vie (bah ouai, ça compte pour le dossier), je glande trois soirs sur quatre comme si j'étais en seconde. Ouah, même en seconde je ne faisais pas ça : foutre que dalle toute une semaine !Mais est-ce que j'ai quelque chose dans le cerveau, ou alors je suis complètement inconsciente ?Et le pire, c'est que je n'ai personne pour me sonner les cloches parce que j'ai pour amies des filles aussi tarées que moi. Je vais mourir ! En plus, j'ai l'impression que je n'ai plus de mémoire : j'oublie tout ! Je passe une heure à lire mon cours de philo, et 10 min après, il ne reste plus de mon effort de concentration la moindre trace . Et il y en a pour des pages et des pages...
En plus ,j'ai un contrôle de connaissances en philo, et je ne sais même pas avec exactitude ce qu'est la philosophie du sujet. Et demain matin, j'ai spé bio et mercredi j'ai maths ! Et la récurrence c'est 'achement duraille ! Si ça, ce n'est pas vivre sous pression... Et il parait que c'est mille fois pire en prépa...
Maman !
Nous sommes vendredi soir et, comme chaque vendredi soir de cette for me dable année de Ter-minable, c'est une pitoyable loque qui vous parle. Quand je descends du car qui me ramène de Charybde en Scylla Meknes-la-Pustule à Fes-la-moche, avec tous ces parents venus recueillir leur boutonneuse progéniture, j'ai la fugitive impression d'être un G.I revenu d'une campagne particulièrement épuisante et traumatisante. Les mères s'inquiètent de la perte de poids de leur rejeton, s'affligent de leur sale mine, déplorent leurs teint hâve et piaillent à la vue de leurs yeux caves. C'est vrai qu'on a tous des têtes de déterrés à la sortie du car. C'est le masque valérien, marque infâme de l'Enfer du lycée, et particulièrement accentué chez mes pauvres compagnons de galère, les terminales S OIB.
Ca fait peut-être la dix millième fois que je le claironne, mais ça n'en est pas moins furieusement vrai: le vendredi soir tout au moins, mon lycée me dégoûte au plus au point. Comment dire, c'est physique. J'inhale pendant la semaine l'insidieux mais néanmoins mortel poison de Paul Va et, le week-end, vient ma cure de désintoxiquation. En fait je vous explique le truc: Paul Valéry a été construit sur un ancien cimetierre indien, et l'esprit du grand chef émasculé par les blancs revient hanter les lieux, aspirant l'énergie vitale de 300 adolescents qui se retrouvent bientôt aussi dynamiques et actifs que le fils spirituel de Doc Gynéco et Roger Lemerre. Pour l'aider dans son efficace travail de sappe, il envoûte les membres du corps professoral et les oblige à commettre des sévices sur les élèves genre une interro sur les suites et une disserte de philo répondant au sujet "Que gagne t'on à perdre ses illusions ?" (NDLR: la boite à comms fait aussi boite à idée.A votre bon coeur, msieurs dames...)
Je crois que je suis en train de devenir très frivole. J'insiste, pas je-m'en-foutiste, FRIVOLE. C'est à dire que j'ai de plus en plus tendance à relativiser les choses, et même carrément à les tourner en dérision . Je ne sais pas si c'est une technique de survie contre les assauts du stress, mais je dois dire que c'est plutôt efficace :je ris pour ne pas penser, comme d'autres se saoulent pour oublier. Il n'y a qu'une chose qui ne passe pas, et qui ne passera jamais (le gars qui a dit "le facteur", oui toi là-bas, tu es viré), c'est de me ramasser en histoire-géographie. Donnez moi un 5 en physique, un 2 en maths (c'est déjà arrivé), je ne dis pas que j'en ai rien à foutre, mais enfin j'encaisse quoi, je ne vais pas en faire un drame. Mais un 13 en HISTOIRE-GEO, bon Dieu! C'est la bérézina, la fin du monde, Armaggedon, Le Pan président! Eh ben je l'ai vecu, ce drame national. Mon prof n'a aucun sens de l'humour, c'est maintenant avéré . Non mais 13 ! 13! T-R-E-I-Z-E ! Moi ! Pur génie géographique ! Achhh ! Malédiction !
Ce terrible soufflet dans la djeule a néanmoins eu le mérite de réveiller mon égo légendaire. Ma fierté, se cabrant sous l'insulte, mit en marche mon incroyable intelligence et, au terme d'une nuit d'efforts acharnés (2 heures du matin...rhaaaa...moi zombiiiiie), je mis le point final à celle que j'apellerai pudiquement THE ONE: l'ultime dissertation, celle qui tirera des larmes de recueillement à mon sadique de prof et le fera s'agenouiller devant la mère du Bien incarné. Nan, c'est vrai elle déchire ma disserte. Mais le blème, c'est que j'ai mis 4 heures pour l'écrire, la peaufiner, la recopier au propre, alors que normalement, je ne dispose que de la moitié... Too bad ! Mais bon, toute façon elle ne compte pas dans la moyenne, c'est juste pour répondre au cavalier "Nettement en dessous de ton potentiel" apposé par mon prof, tel un sceau déshonnorant, à ma divine copie trézée.
En plus, ce chef d'oeuvre a été rédigé immédiatement après le ciné-club, ce qui relève du miracle. Il est en effet absolument impossible, que dis-je, impensable d'espérer bosser ne serait-ce qu'une nano-seconde après une scéance de ciné-club. Déjà, les films sont tellement bien (sauf ceux de Mr C) que tu y penses longtemps après. Mais le vrai truc qui t'empêche même de jeter un oeil sur un iota de cours de philo, c'est le fou rire. Le fou rire est ce monstre redoutable qui t'habite et se nourrit de tout ce qui se trouve autour de toi. Le fou rire aime les prénoms Antoine et Claude, l'aérobic, les mots "dur", "bobine", "vomir", "bonne", "jaune", "rose"... Le fou rire est intrinsèquement con. Mais le fou rire est tellement bon ! Le fou rire est le meilleur ami de l'imagination : Imagine.... Wahahahahahahahohohohoho ! (Le fou rire est hystérique). Le fou rire est monomaniaque, et adore le comique de répétition (la BOBINE, la capacité de la BOBINE, un noyau de fer doux dans la BOBINE, l'énergie de la BOBINE. Pitié, je vais exploser)
Je viens d'effectuer mon baptème du feu du séchage de cours. Mon cobaye ?Je vous le donne en mille: le cours d'arabe. Avec Ouarit, on a fait croire qu'on était à l'infirmerie, et on a falsifier l'heure de sortie . C'est merveilleux de sécher ! Ca te libère d'un poids, tu te sens léger, libre ! J'y crois pas, je n'ai jamais séché un cours avant, et c'est en terminale que je commence à essayer les trucs débiles qui sentent le cancre .Les gens ils bossent, et deviennent sérieux en terminale. Moi je régresse. Quelle horreur !
Bon , les gens c'est pas que je m'ennuie mais, pour quelqu'un à l'article de la mort, je trouve que je m'en suis bien tirée avec ce post, qui commence tout doucement à devenir trop long. Donc je vais l'abréger. Non, ne pleurez pas, c'est la Loi. MA loi.
Allez, j'arrête de jackass-er et je vais faire dodo. J'en ai besoin
LOVE IS IN THE AIR :-)
"Les ennuis c'est comme du papier hygiénique, on en tire un, il en vient dix". Cette petite phrase un peu débile , dénichée par hasard au cours d'une crise de folie partagée avec NouNou, résume merveilleusement le contenu de ma vie ces dernières semaines. Je déambule de catastrophe en catastrophe, et je commence plus ou moins à en avoir plein le dos. Déjà, cette histoire de dossier à la con me saoule à un point inimaginable .En fait, c'est surtout l'idée de partir du Maroc, et de se retrouver en prépa à Paris, toute seule qui me fait flipper .Ca me donne des cauchemards super zarbes, genre tous les élèves sont des clones et s'apellent tous Gonzague ,un peu comme "Dans la peau de John Malkovitch" sauf qu'ils ne sont pas des clones de moi. Ou un autre assez récurrent, c'est quand le jury de mon entretien est composé de drag-queen qui me posent des questions super pointues. En plus on me dit qu'il faut savoir des trucs du genre le nom de l'arrière-grand oncle bigleux du cousin par alliance du balayeur du bureau du président de la Banque Centrale Européenne. Bon moi hein, à part le gars Paulo de la banque Mondiale (un pote à Dabeuliou, tu penses), ce sont tous d'illustres inconnus.T'imagine ? Examinateur :" Bon mademoiselle, que pouvez-vous nous dire des opérations d'Open Market mises en oeuvre par Jean-Claude Trichet ?". Moi: C'qui s'bouffon ?.
Totale loose. En plus -ça n'a rien à voir- j'ai foiré ma bio. Quand je dis foirer,c'est pas foiroter, genre 14, c'est foiiiiiiirer dans les grandes longeurs :si je ramène 5, je brûle un cierge et je me convertis au crétinisme. D'un autre côté, le truc bien c'est que ça me conforte dans ma décision d'envoyer la médecine (et les rêves de mon pôpa) au diable et d'embrasser une carrière de future faiseuse-de-pognon-ultra-snob. La prépa ça a l'air super génial et tout, mais je n'ai aucune idée du type de métier qu'on exerce après une école de commerce. Nan mais c'est vrai, chai pas moi mais des mots comme "conseil", "marketing", ça ne me dit pas ce que tu fais concrêtement, ce machin pour quoi les gens te filent un (gras) salaire.
'Fin bon la vérité pour l'instant je m'en fous. Le truc c'est que je n'ai rien de spécial à vous raconter. Je ris beaucoup. Je ris trop fort. Je ris trop.J'aimerais bien que les profs se débarassent de cette sale manie de nous faire un laïus sur cette année, qui est la plus importante de votre vie, et aussi la plus stimulante, et la plus riche et niacniacniac. On dirait des radoteurs. Moi je ne la trouve pas particulièrement stimulante cette année. La seule chose qu'elle stimule , c'est mon stress . Ce qui est bien avec les blogs, c'est que tu peux faire un post sur le thème "j'ai rien à vous dire, ma vie est naze est morne".
Dans la veine "je-suis-trop-une-rebelle-of-ze-soissaïti", votre obligée a fait fort en s'attaquant à l'une des plus grosses couillonnades du nouvel an, qui contribue à rendre la vie plus pourrite qu'elle n'est déjà, en culpabilisant les citoyens lambda de n'avoir pas pu se soumettre à des chaînes qu'ils ont -comble du raffinement en cruauté- élaborés pour eux-même. Vous aurez bien sûr reconnu la tristement célèbre tradition des bonnes résolutions, amas stupide de règles oscillant entre recomandations de confessional et prescriptions de médecin. Alors moi, m'armant de ma proverbiale misanthropie d'antisociale qui perd son sang froid, je me concocte ma propre liste d'anti-résolutions, pour faire de 2007 une "année de folie" (avec ma chance légendaire, un "réveillon pourri" n'aurait sûrement pas suffi). Alors cette année je:
-m'adonne sans inhibitions à la boisson (alcoolisée,naturellement), à la drogue et à la luxure. Je me vautre avec délices dans la fange de la dépravation.
-developpe une allergie à l'argent, dont je me débarasse en l'investissant dans l'un des secteurs les plus prometteurs de notre génération: les fringues.
-extermine les quelques pousses d'indulgences qui fleurissent dans mon caractère, et j'y plante l'ironie la la plus mordante et la franchise-sans-concession.
-Je kiffe ma race, je balance mon choli chapeau tout neuf, il est trop petit pour ma nouvelle grosse tête de melon . Mais bon, il faut raison garder, je suis quand même humaine, pas Dieu. Enfin... je crois.
Nan bon aller, j'arrête de dec. Les résolutions, c'est pas mon truc. Des trucs qu'on oublie dans l'heure même où on les a énoncés, ça sert à que dalle. J'ai mieux. Ce que je fais moi, c'est que je me promets des trucs et que comme je m'aime plutôt bien, j'évite de me décevoir. Alors cette année, je me promets d'essayer (ben j'me couvre, on sait jamais. Je me connais aussi) de:
-devenir un poil moins aggressive (aïe le beau parjure que je m'annonce là)
-arrêter de me dire que je ne peux pas (tiens d'ailleurs tu vas rire mais j'ai un super Mantra. C'est mon prof d'arabe, qui l'a piqué à Nike qui m'a donné l'idée: Just do it)
-Arrêter d'effacer sans les lire les mails pleins de bosse de mon prof d'arabe justement, et ne pas gerber à chaque fois que j'ouvre un cahier de sa matière maudite.
-désacraliser les maths (c'est rien qu'une putain de matière comme une autre)
-arrêter de dire putain (putain ça va être dur!)
-arrêter d'imiter les profs (on sait jamais, les murs ont des oreilles. J'veux pas mourir)
-arrêter d'imiter les parents de Ouarit
-tout le temps aller au ciné-club, même quand il y a interro de philo le lendemain
Allez c'est bon. Si j'arrive à faire ça, personne ne l'a dit à personne comme on dit en marocain. Chère moi, je te souhaite des tas de trucs funs, de la zénitude, des fous rires à la pelle, d'l'argent en mâââsse, de garder tes amies qui sont les plus magnifiques de l'Univers, que ton prof crâme accidentellement ta copie de géo, et surtout ces bottes Kenzo CANON qui vont avec des tas de trucs dans ma garde-robe, je t'assure maman.
Edit du 2 : Ca commence fort avec les requêtes Gogole :
| 1 | Altavista | copines nues | / | |
1 |
blog des putes de fes |
| 1 | piment dans le cul | /archives/2006/11/26/3272336.html |
Et ma préférée, celle qui montre que le français n'est décidément PLUS la langue maternelle des Français :
| 1 | MSN | baffe de sono | / |
Je déteste mes cheveux. Autant en seconde-première, je les aimais bien, autant maintenant, si je n'avais pas peur de faire trop "Sigourney Weaver", je les rasererai sans le moindre regret, dans l'espoir qu'en repoussant, ils ressemblent à autre chose que de la laine de fer. Cet été de piscine, de mer et de soleil les a complètement massacrés. Quand je me gratte le crâne, j'ai l'impression de passer la main dans une botte de paille, c'est affligeant. En plus ils n'ont pas de vraie couleur .Un vague marron-chocolat indéfinissable et ternes, ternes à se les arracher ! Et ne parlons pas des cheveux blancs. Avant c'était mignon, c'était curieux, il n'y en avait qu'un ou deux. Puis ils se sont multipliés, se sont propagés sur mon crâne comme une colonnie de rats. On dirait que je me suis fait faire des mèches. J'hallucine, j'ai 17 ans et les cheveux d'une grand-mère ! Quelle injustice ! En plus je me ruine en huile d'argan et masques en tout genres pour essayer de remédier à leur sécheresse, mais c'est comme de verser une tasse d'eau sur le sable. Ils absorbent tout, ces boit-sans-soif désespérants, une heure après un bain d'huile, ils reprennent leur aspect et leur texture de papier craft.
Bref. Lundi soir c'est la soirée de l'internat, avec le dîner des profs et le pestacle des terminales. Haha, c'est génial d'être en terminale, parce que maintenant, c'est nous qui faisons la loi .On place les profs qu'on veut avec qui on veut, et bien sûr, on en profite pour monopoliser nos chouchous. Notre table, ca se voit que c'est vraiment pistons et compagnie, parce qu'on est 4 élèves pour trois profs, alors qu'à d'autres tables, ils n'en ont même pas un seul. En plus, ce sont les plus aimés par tout le monde. Mais bon, on peut se permettre d'être égoistes, c'est notre dernière année, la dernière fois qu'on pourra dîner avec ces gens. Donc on ne se gêne pas.Et après le dîner, c'est toute la promo qui fait le clown pour amuser les plus petits de seconde-première, ces crétins qui vont nous remplacer.( j'arrive pas à croire qu'il y a un an à peine, j'étais moi même en première. Je n'assume pas). Cette année, et comme toujours avec notre promo maudite, ça va vraiment être casse-djeule. On n'a fait qu'une seule répète, et c'était un n'importe quoi, personne ne savait quand c'était à son tour de passer, y'avait pas de micro, pas de sono, pas de projo bref c'était le bordel. Mais bon, avec un petit coup de pouce du destin, ca devrait bien se passer. Puis le contenu est sympa. C'est toujours marrant de chambrer le personnel de l'internat, d'imiter les profs ... On se moque, mais très gentiment. Ca sera l'adieu de notre génération à des personnes qu'on a cotoiyé durant trois ans, un lieu où on a vécu des choses inoubliables, ça va faire pleurer dans les chaumières !
Avant ça il va falloir endurer le pensum de la semaine, à savoir deux heures de devoir de géographie sur , au chois, L'asie orientale, la mégalopole japonaise et les etats-unis. Je vais faire l'impasse sur les USA, donc priez qu'il y ait au moins 1 sujet sur ce que je vais réviser. Mon humeur pendant la soirée, et aussi un peu beaucoup ma vie, en dépendent. Parce que figurez vous que ma maman, d'habitude raisonnable, s'est mise en tête de me faire demander Louis le Grand comme prépa HEC. Je lui ai répété un milliard de fois que je n'ai aucune chance, avec 13.3 de moyenne en maths, mais elle n'a rien voulu écouter. Je n'ai pas le choix de toute façon. J'ai donc interêt à cartonner. Merci maman tu ne me mets absolument pas la pression là.
Au fait ,Al Pacino il déchire dans Le Marchand de Venise. Et je crève la dalle.
et mes profs sont des anges descendus de ciel.
Yeah, merci merci, mille millions de milliards de mercis, vous avez convaincu mes parents !
Ah oui, il faut aussi que je prévienne mes 2-3 lecteurs réguliers adorés que le bloug sera silencieux pour les 10 jours à venir. Pas pour cause de feignasserie de ma part, mais parce que cette semaine j'ai 4 gros devoirs qui vont déterminer le reste de mon existence : en maths, en physiques, en bio et en spé. Et un petit en histoire-géo.
Donc je n'aurais pas grand-chose d'autre à décrire que les nuances du bois de mon bureau ou la beauté d'un stylo dansant sur une copie double .
Edit junk-blogging : Mon blog il est trop international, y'a même un chinois dessus !
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Ségo a donc réussi a berner se mettre 60% des militants du PS dans la poche. Tout cela pue le sexisme, l'incompétence, la démagogie et l'inconstance.
Le thème de la soirée du lycée c'est Rouge et Noir. Beurk beurk beurk , c'est trop meuuuche !En plus je ne supporte pas Stendhal. Surtout que j'ai rien à me mettre.
Samedi, je vais voir Indigènes à Casablanca avec ma classe. Quelqu'un l'a déjà vu ? Il est bon ?
C'est mieux quand je prends mon temps pour blogger.