1er mai.
Fête du Travail.
Quelle dérision !Ce matin, à mon bureau, en pensant à cette désopilaaaaante coincidence , je n'ai pas pû me retenir de rire toute seule. Ha!Ha!Ha! C'est éxactement ce son là que j'ai émis; Ha! Ha! Ha!, comme si j'avais appris à rire dans un livre.
Edit : les sujets de compo d'Histoire de Pondichéry, c'est sur la Vème république et la décolonisation. Tout ce qu'on a baclé.
Le sujet de spé, c'est EXACTEMENT ce qu'on a eu au blanc, en mille fois plus facile, avec seulement trois docs au lieu de 5
Le sujet de maths est pas mal, à part les probas que je n'ai même pas essayé de faire (lois de proba)
Le sujet de physique a l'air classique. Ca va quoi.
Quand même, on vit une époque assez dingue. Il fut un temps-disons, de la chûte de Constantinople jusqu'au mois dernier- où les choses étaient simples: être blanc, c'était bien; être noir, moins bien; et être arabe, c'était l'abomination de la désolation. Tout celà était un peu injuste, certes, mais comme c'étaient les types les plus forts qui l'affirmaient, il fallait bien les croire. Il y a un demi millénaire, ces costauds disposaient d'arbalètes; aujourd'hui ils alignent dix mille têtes nucléaires, mais c'est tout comme: techniquement, ils ont toujours une longueur d'avance sur nous, pauvres métèques, et nous sommes réduits à quelque chose comme rien. Comme disait l'autre, on a inventé le zéro et on en est resté là.
Pardonnez moi ce préambule hautement philosophique après lequel nous allons, curieusement, parler de football. Il y a deux jours, j'ai parlé sur MesseN à mon frère, qui m'a raconté une anecdote plutôt bizarre qu'ont complètement zappé les médias français, peut-être parce qu'il faut vraiment être dingue de foot pour être au courant. Donc mon frère était en train de regarder paisiblement le Sparta de Rotterdam battre l'arrogant Ajax d'Amsterdam par 3 à 0. Intense jubilation, certes mais on n'est pas là pour parler de ça. On est là pour parler d'un incident qui l'a (et donc m'a) sidéré. A un certain moment, exactement à la 17è minute du match, le meneur de jeu de l'Ajax, l'international Wesley Chnaïdaire (phonétique, je te salue), énervé par un tacle un peu trop appuyé d'un joueur du Sparta, se retourne et hurle :
-Sale blanc.
Bon, c'était en néerlandais donc sur le coup mon frère n'a pas percuté (surtout qu'il n'a pas entendu), mais après Eurosport a fait tout un foin là dessus. Et pour cause: Chnaïdaire est aussi blanc et blond que, disons Le Pen, et l'autre aussi blanc et blond que Hermann Goering par exemple. Vous voyez Le Pen traiter Goering de sale blanc ?Jugez de mon désarroi.
Où va le monde, hein ?On ne s'y retrouve plus. Franchement il y a de quoi se présenter spontanément au Tribunal de Nuremberg, la corde au cou, et laisser les juges démêler l'affaire. En vérité le pâle Chnaïdaire utilisa une expression plus compliquée ("vuile witte tyfushond", merci gogole)qu'on pourrait traduire-d'après les reporters de Eurosport (en anglais) et mon frère (en français)(ce qui fait deux traductions, donc je ne garantis pas la correspondance parfaite avec les propos réellement tenus. M'enfin c'pas loin quoi)-par "Sale blanc atteint du typhus pour chiens", mais , pour ne pas effrayer les petits, on s'en tiendra à "Sale blanc". Il semble d'ailleurs que l'étonnante injure ait été inventée dans le feu de l'action par l'imaginatif avant-centre auquel on peut prédire un avenir de poète après que sa carrière de footballeur aura pris fin.
En tout cas, l'arbitre n'hésita pas à sortir le carton rouge et renvoyer l'apprenti-poète à ses études de chromatologie. Or-l'affaire se corse-ledit Chnaïdaire refusa de sortir au motif que "sale blanc" n'était pas une injure raciste. Sale Noir/Juif/Arabe/Tchétchène, ok tout ça c'est du racisme .Mais blanc ?Juristes, à vos Dalloz ! Voilà un cas que Maitre Vergès lui même n'aurait pas prévu. En tout cas, depuis un mois, le débat fait rage au pays de Rembrandt-le maître du clair-obscur. Est-il répréhensible de traiter les uns et les autres de blancs ?Et, tant qu'on y est, de Roses ?TOut le monde sait en effet que les blancs-j'en cottoie quelques uns- sont en fait roses.
Je crois qu'on assiste à la fin d'une époque. L'intrusion du footballeur Chnaïdaire dans nos consciences signifie peut-être la fin du racisme tel qu'on le connaît depuis les Croisades. Désormais, on est tous, quelque part, victime potentielle. Va donc, eh ,sale blonde aux yeux bleus... La fin de l'Histoire, annonçait Fukuyama. La fin de la Couleur, répond Chnaïdaire. Affolant.
C'est pas que je m'en foute qu'on ait prématurément cassé sa pipe à Saddam (arghh les requêtes gogole que ça m'annonce, ça :p ) ,m'enfin ce post, je le couve depuis jeudi. En plus si j'avais tardé, j'aurais du dire "l'an dernier", et ça le faisait pas trop. Déjà le mois dernier, ça date alors... Spéciale dédicace au pendu :Hung up!(oui c'est de mauvais gout mais que voulez vous je suis une faible. François Villon ils en ont pas fait une chanson, alors)
Bon sinon, pour continuer sur quelque chose de plus gai, j'vous souhaite à tous une cholie cholie année, ya! Beaucoup de bonheur,d'amûûûr, de belles rencontres, de sous (un pourcentage sur vos gains de l'année me sera bien évidemment reversé ) et tout pleins de chouettes choses, comme décrocher l'école de vos rêves -insérer ici THE thing you dream of- et pleins de poutounes tout partout sur les joues !!!Je vous aime fort les gens !!!(vous me le rendrez en commentaires, ou en virements sur mon compte aux Iles Caïman, merci)
Je trouve le mot "poutoune" vraiment trop mignon. Ca veut dire bisou :).
Ah mince(ter)! J'allais oublier : aid moubarak said à tous le monde, la paix , la santé, la prospérité sur vous, et votre famille jusqu'à la centième génération, et même la 101ème, je ne suis pas radasse :) .Demain, c'est la nuit des longs couteaux pour nos chères petites têtes frisées et cornues, les moutons. Mais il fera jour .Bien sûr. Bref, demain c'est bidoche pour 1milliard (ou plus, les chiffres et moi ça fait l'infini)de muslims :)
Une télé pendant les fêtes, ça ne sert à rien si tu n'as pas de lecteur DVD. Paskeuh les choeurs des mignons nenfants suisses tout blonds qui chantent "Heidi et son chien" ou chai pas quoi, c'est bon quoi, j'ai pas 70 ans non plus hein.La Suisse, c'est un pays de fous. La TSR c'est la chaine des Suisses, mais ce qu'ils montrent, mais ça fait peur quoi. Comment ils font les suisses, pour vivre dans un pays où un journal est capable de faire sa une sur l'adoption de la loi sur les muselières à chihuahua ?Où même pour déplacer un feu rouge, ils font un référendum ? Où la première news du journal de 20 heures c'est comment ils se sont organisés pour éviter que les Suisses un peu rock n'roll ne prennent le volant après s'être pintés pendant les fêtes. Ou alors sur l'obésité des petits romands, supérieure à la moyenne nationale. Authentique, hein! Vécu !Subi par bibi ! On critique l'isolationnisme des ricains, mais attends les suisses c'est mille fois pire! La partie "international" de leur journal ne dure pas 5 minutes !
Et les séries suisses, je ne te dis pas. C'est un coup à se suicider ces ptits machins, là. Les Pique-Meuron que ça s'apelle . Rien que le nom ça craint. Mais sérieux j'ai essayé de regarder, y'avait que ça à foutre. Deux minutes !Deeux minutes, j'ai tenu et je suis allée gerber ! Déjà moi les trucs vachement intelligents dits avec l'accent suisse,faut vraiment s'accrocher (et faut chercher aussi) . Alors des BLAGUES suisses, mais c'est surréaliste comment ça ne passe pas.
Mes parents sont fous de la Suisse. Le pays 5 étoiles, c'est comme ça qu'ils appellent ça. Ils aimeraient y prendre leur retraite.Moi je dis, ok pour des vieux, la Suisse, c'est comme un gigantesque hospice, ou tout est adapté aux facultés mentales déclinantes des pensionnaires . Mais les Suisses jeunes !Comment ils font, je vous en prie comment ils font ?
Rita, sans rancune. Suisses, je vous aime. TSR je te hais. Post écrit en état de manque télévisuel. J'me fais chier. La bosse me saoule. Aaaargh!
Edit [la minute tarée] : Y'a quand même des gens pervers dans le monde...
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parents d'élèves fes meknes photo nues | / |
Avertissement au lecteur (et précaution nécessaire) : le récit qui va suivre est une pure fiction : toute ressemblance avec des faits réels ou des personnes ayant déjà existé serait purement accidentelle. Toute coïncidence avec la réalité ne serait conséquemment en aucun cas passible de grognerie ou de bouderie .
(interlude informatif (lalala)-les *** sont là pour préserver la vie privée de ma victime, et accessoirement, la mienne, ladite victime ne rechignant pas à user des poings lorsqu'on l'énerve -fin de l'interlude informatif)
En l'an de grâce 197* dans la riante province de Bretagne, naissait, dans un bourg de moindre importance du nom de Saint- M****, un beau nourisson gros, rose et gras. Ce petit garçon, premier-né d'une importante fratrie de deux enfants, eut le malheur de naître prématurément . Ses parents, pris au dépourvu par l'irruption du petit bonhomme aussi tôt dans leur vie,n'avaient pas encore pris le temps de se concerter pour décider du nom de baptème de leur enfant (c'étaient des cathos pur jus de Christ). Dans l'urgence, ils l'affublèrent du charmant prénom d'Antoine-Erwann-Gourmaelon-Tonga-Kermadec, qui devint plus tard, pour lus de commodités, Antoine tout court (sur patte, à l'époque). AEG deTK, comme nous l'apellerons pour l'instant, grandit donc dans la joie et l'insouciance. Son enfance fut une période paisible et, pour tout vous dire, assez ennuyeuse. Le seul incident notable qui marqua sa première décade fut la tentative avortée d'assassinat de son petit frère, dont il était affreusement jaloux. Il profita de ce que sa mère-grand bretonne (Pirates!) mettait à dorer de bretonnes galettes pour ses jeunes gringalets de petits-enfants pour enfourner le berceau de l'importun . Antoine avait mal calculé son coup, ayant gravement sous-estimé la puissance des cordes vocales de cet encombrant amas de chairs qu'on lui présentait comme son frère. Le hurlement strident que poussa le bébé alerta la mamie, qui le sauva des flammes et adminstra force taloches à son sournois aîné, qui se le tint pour dit et n'essaya plus jamais (du moins aussi ouvertement) d'attenter à la vie de son frangin.
Au lycée, Antoine était un petit crack. Il était le chef de sa bande d'intellos de copains. Ils s'étaient eux-même baptisés les Teflon Tony boys. Antoine, féru d'ésotérisme et en réaction contre sa famille de cathos bondieuniaiseux (chacun sa rebellité, hein ?) créa cette société secrete dont il était le commandeur (tant qu'à faire) . Il était assez facile d'en faire partie, il suffisait de posséder un solide égo et d'ambitionner de devenir tout au moins, chef suprême de l'Univers. Les membres se réunissaient au fond d'un bois et dansaient nus sous le clair de lune apprenaient par coeur de longs passage du "Prince" de Machiavel, sous la protection bienveillante de posters de Gina Lollobrigida, Brigitte Bardot, Françoise Hardy et Jacques Chirac, leurs idoles d'alors . Au fond de son coeur, Antoine méprisait les honneurs pompeux et projettait modestement de présider aux destinées de sa patrie. Il brûlait d'intégrer l'IEP de Paris, car il savait que c'était la voie royale des futurs arnaqueurs dirigeants de la France. Pour s'entrainer à ses futures fonctions, il dissolut son groupe et s'entraîna à mentir à ses parents pour leur faire gober ses manquements répétés au réglement de la maison. Un exemple illustre fort bien l'habileté qu'il développa à cette époque. Pour ses parents, les Rolling Stones et Mick Jagger en particulier, avec son déhanché provocateur, sa lippe boudeuse,n'étaient rien d'autre qu'un effroyable groupe satanique. Or Antoine, qui s'était longtemps cherché musicalement (Cloclo, Eddy Mitchell...), s'était entiché des Stones. Satisfaction, en particulier, le mettait en transe. Il projetait même, une fois parvenu à se hisser à l'Elysée, d'en faire le nouvel hymne national, reléguant cette bonne vieille Marseillaise ringarde aux oubliettes . Il mentit une première fois pour pouvoir assister à un de leurs concerts. Après s'être bien éclaté, avoir dragué des filles, fûmé deux-trois pêtards avec ses copains, Antoine, comme tout les adolescents, eût très faim. Et comme tous les adolescents, il décida de s'offrir son plat préféré d'alors, le plus fin, le plus gouteux, le plus raffiné, et passa donc au MacDo des Champs Elysées (Antoine croyait beaucoup aux signes). Lui et ses copains remplirent un plein sac de Double-cheese, Big-Ultra-Mac et autres perles gastronomiques et s'aprêtèrent à casser la croûte .Mais la quiétude de cette soirée allait être troublée par une bande de méchantes cailleras qui volèrent le sac et son précieux contenu. N'écoutant que son courage (et accessoirement son estomac), Antoine lança les siens à la poursuite du butin. (Taïaut, que trépasse si je faiblis !ect ect) .La rixe qui s'ensuivit fut mémorable. A côté, la guerre des gangs de West Side Story, c'est Martine à la campagne. Antoine en sait quelque chose, il s'est récolté une beigne en pleine djeule, et a vu 36 chandelles. Pour se venger, Antoine vola sa montre à cette brute épaisse. Mais il l'a jetée car ce n'était pas une Rolex (en fait , cette anecdote était sensée illustrer les talents de baratineur d'Antoine. Mais finalement, ça me saoule donc on s'arrête là. Benrahallat aurait été plus approprié).
Les années passèrent, et Antoine grandit et mûrit. Il réussit magnifiquement le concours de Science-Po Paris, et passa 5 années à se cultiver et devenir plus interessant. Ces 5 années le transformèrent radicalement. Culinairement d'abord. Finies les cochonneries américaines, son estomac n'ingurgitait désormais que des macarons Ladurée, du café cubain du Flore, des chocolats Dalloyeau , du foie gras à la truffe noire du Périgord et des litres de Saint-Emillion. Vestimentairement ensuite. Lui qui était accro au baggy et au sweat zippé se tourna vers les chemises Hermes, les petits pulls en cachemire , les ceintures en cuir de vachette brossée, les costumes Amrani (et cette fichue veste toute moche en lin à incinérer absolument)... Musicalement, il aima The Cure, Mozart et Julien Clerc, mais ne se guérit jamais de sa passion pour le vieux Schmoll (Antoine a de légères tendances à la schizophrénie, mais il se soigne). Filmiquement, lui qui adulait Bruce Lee se mit à ne jurer que par "Le Chien Andalou". Il publia un article dans le Monde qui déclencha à lui tout seul une croisade contre les IUFM (chai toujours pas ce que c'est. Ca a un rapport avec les profs). Bref, Antoine passa du stade "Antoine" au stade "Mr C".Des témoins racontent que celui-ci aurait eu une aventure avec la fille caché (à l'époque on cherchait encore) de Miterrand. Mazarine aurait (dit-on) craqué pour la verve de Mr C. Le connaissant maintenant, je pense qu'elle a plutôt été attirée par sa barbe. Mr C est à lui tout seul une réclame vivante pour le port de la barbe. (les responsables marketing des talibans devraient l'engager pour leur promo. Comme dit ma copine Ouarit, "ça le sexifie à un point inimaginable"). Non parce que mettons nous d'accord, "verve" c'est quand tu parles sans faire "Heuu...donc heuuuu, l'Asie orientale euhhh a connu heuuu, un heuuu (zzzz)" , n'est-ce pas? Oui? Alors non, je confirme, la verve n'est pas la qualité number one de Mr C. L'anglais non plus . Il parle anglais comme...comme un français, tiens !Je crois qu'il a le pire accent que j'aie jamais entendu, excepté celui de ma prof d'anglais.(some pipole, i startid, wat di inglich fore ?). Et Italien, à part Andiamo !, il n'y a pas grand chose à tirer de lui.
Comment ai-je connu Mr C, puisqu'apparament il ne fréquente que du beau monde ?Facile, c'est mon prof. Eh oui, Mr C est professeur (agrégé, s'il vous plait!) à Paul Valéry, Meknes-la-pustule, Maroc . Comment at'il attéri ici ? L'Elysée est à 2000km , Mr C! Enfin, ce n'est pas étonnant, il n'a jamais eu le sens de l'orientation. Il fallait le voir lors du voyage scolaire à Rome à 3heures du matin, à tourner dans la ville déserte à la recherche de là où on devait dormir. Ah ça, Mr C n'a pas fait HEC, ce n'est pas un boss en organisation. Ou alors ce mot a un tout autre sens dans son léxique perso. Un truc genre: "s'arranger pour faire de n'importe quelle situation une catastrophe potentielle". Ca oui, il maitrise. S'amener à l'aéroport à 15 min du décollage, ce genre de trucs un peu kamikaze, mais qui ont permi un voyage plein de rebondissements éclatants, ça ne lui pose aucun problème.
Donc je connais un tout petit petit petit peu Mr C. Mr C est amateur de tennis. Il déteste Federer, car il est persuadé que ce n'est qu'un petit naze, et que LUI joue mille fois mieux. C'est pour ça qu'il taquine sans cesse ma copine suisse Rita (avouez que cette histoire d'abandon d'OIB n'est qu'une couverture). Il est aussi un fanatique inconditionnel de rugby, mais là, c'est plutot un fan non-pratiquant, parce qu'on ne peut pas vraiment le confondre avec Christophe Dominici. Bon, c'est de sa faute, d'abord il fume, et puis c'est un grand stressé de la vie. Il se ronge les sangs pour tout et n'importe quoi : le voyage en France à organiser, son ryad tout beau tout neuf, son ex qui se marie avec un banquier ect... C'est un cercle vicieux, parce que plus il stresse, plus il fume, moins il fait de sport, et moins il peut se défouler. Mr C est également sourd, mais il est important de préciser que c'est une surdité "sélective". Les trucs qu'il considère comme dangereux de prendre en compte, il les zappe purement et simplement. Remarque , des fois je me demande si son système de sélection ne bugge pas : ma copine Zineb, qui est la moins susceptible de lacher des trucs débiles, c'est celle qu'il n'entend jamais. Bon des fois quand c'est vraimen trop gros , nos conneries, il secoue la tête d'un air navré et pousse un gros soupir accompagné d'un :"Mais vous n'êtes pas bien dans vos têtes". Inutile de dire que c'est sans effet sur la mitraillette à conneries en laquelle nous nous transformons à son contact. Avant son ambition , c'était de devenir président de la république Française. Maintenant, c'est de quitter Meknes pour échapper à un gang de dangereuses terroristes harceleuses dont je suis. Nos armes de sappe :les "Mr C****** Mr C****** "! (variante exclusivement mienne: le "Moooosieuuuur"), criés d'une voie geignarde à longueur de journée. Sans blague, ça doit donner des cauchemards quand même. Imagine, dès qu'il rentre au lycée, dans sa petite Twingo noire (NB: c'est un radin) toute mimi, il est assailli par une nuée piaillante de "chipies de 4ème" (surnom à changer please Mr C).
Mais enfin, il cherche son malheur, avec cette faculté unique qu'il a de supporter sans se plaindre les aggressions physiques et mentale de ma copine Ouarit. Et il est tellement gentil ,tu vois, quand tu lui parle, tu as l'impression d'être à côté d'un calorifère en plein blizzard. Si en plus il est marrant, que demande le peuple ? (que demandait B******?). C'est trop un boss, Mr C. Le personnage suscite bien des convoitises, de par son inexplicable charisme. De curieux rites sont même constatés depuis peu à l'abord des lieux où il passe . Les spécialistes ont apellé ça les rites "cala
guiques". (Et mince, je dérive un peu trop vers le dithyrambe, moi qui m'étais jurée de balancer la brosse à reluire à la poubelle. C'pas marrant les gentillesses !) .
Mr C est un peu maso, il s'échine à organiser un super beau voyage pour une classe d'apaches qui ne comprennent pas les choses comme vous et moi, c'est à dire de manière raisonnable. Mais pour une fois il a fait preuve d'un peu de discernement en emmenant le prof le plus doué d'autorité naturelle de Paul Va. M'enfin c'était quand même une question de vie ou de mort.Mr C refuse de comprendre que le "hum, hum, eh les gars, va falloir penser à se calmer, là", c'est pour les gens qui ont un peu plus que deux mois d'âge mental. Imaginez une classe pareille lâchée à Paris ! Mais tout le mondre foutrait le camp dès la sortie de l'aéroport, se débrouillerait une carte de séjour et irait s'éclater dans les bars .La réaction de Mr C serait quelque chose entre la crise cardiaque et le suicide .Mais là non, il reviendra sain et sauf.
Bref bref. Mr C, on pourrait en faire un personnage de roman. Et c'est pour ça qu'on l'aime.
La suite dans 3 ans, quand on aura à nouveau collecté assez d'info sur ça vie perso pour en faire un post, parce que mine de rien, ce n'est pas un bavard, l'animal.
Yeah Mr C, ne prenez rien mal surtout :)
Oublions la guerre. Mon lyonnais adoptif de frérot, tapotant avec fureur le clavier de son portable à la cafétéria de son école de marchands de tapis, m'en apprend une bien bonne: le PNB par tête d'habitant des Polonais est inférieur aux subventions que le gouvernement japonais accorde à ses agriculteurs, par tête de vache. Cette phrase n'est pas très élégante, écrivons-là autrement: le bovidé nippon est plus riche que le pékin polonais... Tout celà devient de plus en plus bizarre. Réécrivons: il vaut mieux mugir nippon que gémir polak.
Comment ?Vous hurlez: ça va ,on a compris ! OK,mais saisissez-vous toutes les implications de cette statistique ?D'abord étendons là à toutes les peuplades encore moins nanties que nos amis polonais, c'est à dire à vue de nez, au monde entier moins l'Europe et les States. Donc, en l'an de grâce 2006, au moment où l'espèce Homo Sapiens croit dominer toutes les autres, au moment où la sous-espèce Homo Crétinus croit diriger le monde à partir de la Maison Blanche , c'est l'espèce bovis qui, sans rien dire, sans rien faire, est la plus riche de toutes. Etonnant non ?
Or deux chercheurs italiens viennent de démontrer, par analyse du code génétique, que l'hippopotame et la vache ont un ancêtre commun, qui vivait il y a 60 millions d'années. Et nul n'ignore que la baleine n'est qu'une grosse vache qui a regagné les flots, déçue par les alpages. Par conséquent, c'est toute une partie du monde animal qui vaut plus que nous, misérables pêcheurs va-t-en-guerre.
Si un jour un môme vous demande d'où vient la viande, vous lui répondrez qu'elle vient de la vache. Mais saurez vous aussi lui expliquer que la vache est plus précieuse que l'homme, qu'elle est placide et douce, qu'elle n'a inventé ni le pal,ni le pilori, ni les F-16, ni la bombe à fragmentation ?Saurez-vous lui dire qu'un monde où Homo soit-disant sapiens aurait laissé la place à la famille des cavicornes serait un monde beaucoup plus beau, beaucoup plus paisible ?Saurez-vous enfin faire amende honorable et reconnaitre que si Dieu a fait Adam à son image, il est probable que ledit Adam broutait l'herbe d'Eden et portait une cloche autour du cou ? Un milliard d'Hindous ne peuvent se tromper.
Tous celà peut sembler confus. Mais que voulez vous ?J'essaie d'oublier la guerre.
On en apprend de belles en lisant le journal officiel des Pays bas. Ou en faisant d'innocentes recherches wiz Gougeule. Celà avait commencé par un innocent "métiers bac S possibles après un" (je ne sais pas si ça vous fait la même chose mais je n'arrive jamais à taper une phrase correcte sur Gogole. Ca fait de moi une cible potentielle pour Raph). Je clique sur deux-trois liens, et voilà que, de fil en aiguille, je tombe sur cette info pour le moins... déconcertante.
Le mardi 27 septembre 2005, les députés Van Vroohiven et Omtzigt (merci copier-coller), tous deux membres du CDA (chrétiens-démocrates), ont posé la question suivante au secrétaire d'Etat aux Finances : -Est il exact qu'une sorcière peut déduire le coût de sa formation dans la déclaration de ses revenus ? Réponse: elle peut.
Non, vous ne rêvez pas. On est (était, au moment des faits) bien en 2005, dans le pays même où Descartes écrivit le Discours de la méthode et où Erasme donna l'Eloge de la folie, qui est surtout un éloge de la raison... En fait, les deux députés ne faisaient que réagir à un jugement rendu par un juge tout ce qu'il y a de plus sérieux dans la bonne ville de Leeuwarden. Voilà de quoi il s'agit: une certaine Margarita Rongen, ayant suivi treize (treize !) week-ends de formation à la sorcellerie à Appelscha (petit village sans importance), demanda à son percepteur si elle pouvait déduire le coût de ladite formation ,soit 2197 euros, du montant de ses impôts. Le percepteur, considérant que cette formation menait à un métier comme un autre, accepta. En revanche il refusa de lui accorder un forfait de free-lance ainsi que ses frais de transport. L'affreuse Rongen porta l'affaire devant le tribunal de Leeuwarden. Le juge confirma que la suppôte de Satan avait bien droit à la déduction mais il refusa derechef le forfait de free-lance, au motif que les sorcières agissent souvent en groupe (voir Macbeth, voir Salem) .Il rejeta également la déduction des frais de transport, arguant que le moyen de locomotion usuel de ces gens-là est un ustensile composé d'un manche auquel est fixé un faisceau de paille ou de crins. Un balai, quoi. Encore une fois, tout ce qui précède est rigoureusement authentique. Vérifiez. Où va le monde, hein ? Lewis et Huntington nous parlent du choc des civilisations... Le bruit des qui s'entrechoquent, oui. La bêtise est la chose au monde la mieux partagée, et la magie noire n'est pas étrangère aux Blancs. Amis lecteurs, imprimez ce post et portez-le toujours sur vous. Quand quelqu'un s'avisera de se moquer devant vous de l'Afrique, des marabouts, des sorciers et des voyantes, contentez-vous de le lui montrer en silence.
Au moins, en Afrique, les sorciers ne jouissent pas d'avantages fiscaux.