Ce titre n'a strictement aucun rapport avec le contenu de ce post. Enfin si, un peu quand même. En fait, c'est le nom d'une librairie à Paris. Ou plutôt d'une petite chaine de librairies. On se balladait Rue des Ecoles quand on a vu en a vu une. J'ai trouvé ça mignon. Alors bon, comme j'étais un peu en panne de titre ...Mais il n'est pas question de me lancer dans une de ces prétéritions de trente lignes, sans la moindre cohérence. Surtout que pour la première fois depuis je ne sais pas combien de semaines, je vais pondre autre chose que d'amères récriminations contre la vie qu'elle est trop injuste, qu'elle est trop dure. Donc, il me faut ne gaspiller ni les lignes ni le temps qui, maintenant comme jamais auparavant, vaut de l'or.
Donc je suis reviendue du Paradis sur Terre. Ce genre d'expression grandiloquente doit vous tirer des sourires indulgents. J'ai conscience que ça peut paraître outrancier, démesuré voire exagéré, mais c'est bien le sentiment que j'éprouve pour cette ville extraordinaire et à tout point de vue hors normes . J'aime passionément Paris, et ce depuis cette toute première fois où, gamine émerveillée, je posai les yeux sur sa robe de gitane elle, ses belles rues, ses immeubles de pierre , ses magasins aux féériques devantures. Dès le premier instant, Paris est entré dans mon coeur de petite fille, pour n'en plus jamais ressortir, la place qu'elle y occupe ne cessant de croître d'année en année. Et voilà maintenant que je suis toute proche de réaliser ce rêve d'enfant, toute proche de quitter Fes-la-Moche/Meknes-la-Pustule pour vivre enfin, à Paris-la-Toute-Belle, tourbillonnante, follement étourdissante et parfaitement libre. Mes petits, réjouissez vous pour moi, car cet entretien anxiogène qui instillait dans mes veines le poison de l'angoisse et corrompait jusqu'à mon sommeil par son exsudat d'inquiétude est passé, passé même au delà de mes espérances. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que rien n'était joué.Arrivée aux locaux d'IPESUP, un peu surprise par l'exiguité des lieux , je constate avec effarement que j'ai encore une bonne heure à attendre avant que mon tour n'arrive d'être dévorée toute crue par ces Cerbères à la réputation inquiétante, les directeurs qui doivent juger si je suis digne où non de recevoir l'enseignement par eux dispensé. Peu désireuse de patienter dans le couloir , je m'assieds au soleil, dans la ruelle qui mène au bâtiment. Je feuillette un Nouvel Obs, dans l'espoir vain de retenir quelques informations interessantes pour le cas où l'on me pose cette question dont la seule perspective m'avait ôté le sommeil depuis maintenant quelques jours :"Quel est l'évènement socio-économique qui vous a le plus marqué cette année". Etant donnée ma crasse ignorance de ce qui se passe à EADS, n'ayant sur la question rien de plus profond à dire que "y'a des problèmes avec la direction bicéphale" et "il y a de l'eau dans le gaz entre la France et l'Allemagne" , j'avais opté pour la bulle immobilière qui menace de crever au pays de l'Oncle Sam. Malheureusement, c'est une question très technique (si si, je vous assure. Ben allez,expliquez moi ce qu'est un subprime vous qui êtes si brillants), et mes connaissances en la matière, bien que moins superficielles que celles concernant le fabricant de trucs qui permettent de flotter dans les airs (non, pas les golden parachutes), n'en demeuraient pas moins d'une fragilité inquiétante. Finalement, n'en pouvant plus d'attendre dehors, je retournai m'assoir dans le couloir, engageant la conversation avec un garçon et une fille qui attendaient aussi leur tour. Ils avaient l'air plutôt sympa, mais le fait de leur parler ne fit qu'accentuer la pression. Comprenez, je suis marocaine, je parle la plupart du temps en marocain et, lorsque je parle en français librement, c'est à dire avec mes amis ou mes parents, je prends cet affreux accent, ignoble mixage de Marthe Vilallonga, Michel Boujenah et Enrico Macias. Tu vois le genre. Mais là, devant ce garçon BCBG (et super mignon. Ailleuh, je crois que je vais redoubler, moi), j'ai du faire un effort sur moi même pour parler correctement. Je me disait: "Maaaaa tu passes après quelqu'un qui parle comme un speaker, tu crois que tu as encore une chance ma pauvre fille ? Retourne chez les ploucs !". Mais je me suis vite ressaisie. Heureusement, car mon tour est vite arrivé. Je pénètre dans une salle plutôt petite, avec une grande table et des strapontins tout autour. Deux hommes sont assis et m'observent. Ils m'invitent à m'assoir. J'obéis. Ma peur s'est envolée. Je suis comme en dehors de moi-même. J'observe la scène, étrangement détachée. L'un des hommes, bedaine imposante et visage rubicond, m'ignore superbement. Il regarde un peu tout, mais évite soigneusement de poser les yeux sur moi. Je n'y prête pas attention, me fixant sur l'autre, un quincagénaire aux cheveux gris, son visage maigre plutôt bienveillant. Il me dit :"Alors mademoiselle, vous avez choisi de postuler en voie E. C'est bien, vos résultats en mathémathiques étant un peu justes". Je retiens mon souffle, m'attendant à l'autre question qui me tirait des sueurs froides :"Comment expliquez vous votre vertigineuse chûte entre la première et la terminale ?". TOutes les réponses que j'avais préparé me semblaient faibles et pauvres. Mais rien ne vint. Un autre regard à mon dossier ,qu'il tenait d'une main ferme et pâle, puis :" Et en philo, ça va mieux ?". Un temps désarçonnée par la question (j'attendais les maths, c'est par la philosophie qu'il attaqua. les commerciaux sont déloyaux), je repris vite mes esprits, et répondis quelque chose comme :"le premier trimestre a été une période d'adaptation à cette matière nouvelle, au nouveau type d'effort intellectuel qu'elle demande. Mais je pense avoir su m'y adapter, et celà s'est reflété dans ma progression, qui continue ce trimestre (premier mensonge, je suis en chûte libre)". Après celà, il m'a demandé si j'avais lu des auteurs. Et là, vous ne m'auriez pas reconnu, mes petits. L'aisance avec laquelle les mots franchirent mes lèvres m'étonna moi-même. Je parlais pendant cinq minutes de Nietzsche, de sa réputation sulfureuse qui m'avait amenée à m'y interesser, à sa récupération . Je ne fis qu'une bourde, à la fin de mon exposé :"Sa soeur mit sa pensée au service du régime stalinien". Ourgh ! Mais je me corrigeai très vite. Il me demanda ensuite ce qui m'avait plu dans le programme de philosophie. Je répondis la première chose qui me passait par la tête, l'Art (c'est le dernier truc qu'on a fait en cours), et passai encore cinq minutes à m'étendre là dessus. Il me posa quelques questions, auxquels je répondis tant bien que mal, puis me remercia et me pria de patienter dehors. Je quittai la pièce dans un état second, et me jetai sur l'un des strapontins du couloir. Deux minutes plus tard, l'Homme-pour-qui-j'étais-la-Femme-Invisible m'apella, un gentil sourire aux lèvres. L'autre tenait dans ses mains mes copies et dit :"C'est bon, vous êtes prise. Le dossier était bon, et ceci est confirmé par l'entretien. L'exposé était clair, bien structuré, vous avez une réelle facilité d'expression. C'est très bien". Mon visage encore empourpré (mon royaume pour me débarasser de cette enfantine réaction au stress!), je le remerciai, et quittai la pièce d'un pas de somnabule. J'avais réussi, Paris s'offrait à moi ! Youuuuuhouuuuuuuuuuuuuu !!!
Cet entretien qui me tourna les sangs pendant tellement de temps ne représenta qu'une quinzaine de minutes de mon périple parisien. Tout le reste du temps, et même la veille, je n'y pensai guère, Paris ayant ce pouvoir de vous distraire de vos soucis les plus vitaux. Paris etait paris, plus insolent que jamais dans sa beauté et ses gouts de luxe. Ma mère m'accompagnait, et partager la ville avec elle rendait les choses encore plus belles. Les galeries Lafayette, le Printemps, le BHV, les Halles, la rue de Rennes, la Rue de Sèvres, la Rue de Rivoli, les Champs, même moi qui ne suis pas une shopping-addict, je ne pus résister à la débauche de vêtements. "La sappe, la sappe, la sappe !" martelait une voix dans ma tête. Mais notre budget était limité, sachant que nous devions payer 1500 euros à IPESUP, et verser des arrhes pour le foyer qui m'accueillerait à la rentrée. Les sacs Lonchamps, les ballerines Repetto, les trench Burberry, les jean Zadig et Voltaire, nous narguaient du haut de leurs prix faramineux .Mais je me promis qu'au prochaines soldes , je laisserai libre cours à ma fièvre acheteuse.
Et les foyers ! Ah gentils lecteurs, les foyers ! Il y en a deux, ils sont beaux, mais beaux, tu ne peux pas imaginer. Ils sont tous deux situés dans le cinquième arrondissement. Le premier est sis rue Gay-Lussac. La directrice est une bonne soeur, et j'adore l'ambiance qui y règne. Le second est situé rue Amyot. C'est un endroit magnifique, avec un jardin, pas loin d'une picine, et à moins de 3/4 d'heures de marche de la rue des Blancs-Manteaux, là où sont situés les locaux de PREPASUP, la première année d'IPESUP. Malheureusement, le premier coûte horriblement cher (720 euros !) et le second n'offre que 27 places pour 160 candidatures. C'est très "just". La solution de secours, c'est un truc dans le 11ième. Je ne suis pas snob, chers lecteurs, mais franchement, ce quartier , il est trop moche. Tu descends à metro Père lachaise, et c'est la première rue à gauche. IL n'y a que des grossistes chinois de textile bas de gamme. Je suis consciente que je n'aime parfaitement qu'un certain Paris. Mais bon, j'ai de l'affection pour l'ensemble de la ville, bien qu'à divers degrés(Je ne sais pas si tu as déjà vu Barbes-Rochechouart, ami lecteur, mais avoue que c'est vraiment super glauque). Sinon, le foyer est chouette, et la soeur qui le tient, soeur Théo, a l'air adorable. ET puis il est quasiment moitié moins cher (420 euros). Mon rêve, ce serait de rester dans le Vème,cet arrondissement est tout simplement magnifique ! Mais pour l'instant, l'appel du porte-feuille est le plus fort... On verra bien.
Bon sinon je ne vous raconte pas les macarons, les crumbles, les éclairs, les tartes aux pommes que nous avons ingurgité ces 5 jours. La pâtisserie française est une oeuvre d'art à elle toute seule !Et le reste ! Ahh, rien qu'à y penser, mes papilles frétillent et je défaille d'envie . Miam miam miam ! Pour une gourmande comme moi, cette ville confirme son statut d'Eden terrestre ! On est allés à l'Odeon voir "La faille". Le film n'est pas mal, mais en fait, ce qui a retenu mon attention, c'est la bande annonce pour un autre film, un animé en noir et blanc qui s'apelle Persepolis. Ca se passe pendant la révolution islamique de Khomeyni et ça a l'air génial, drôle et tout. A voir donc. Une prochaine fois. Une prochaine fois qui, à condition que je décroche ce baccalauréat qui est complètement passé à la trappe cette semaine, n'est éloignée à présent que de quelques mois...
Voilà, un infime aperçu de mon escapade parisienne, elle même infinitésimal aperçu d'une ville dont la richesse necessite plusieurs vies d'homme pour n'être que partiellement découverte. Il est temps à présent de quitter les cotonneuses limbes des doux rêves, et me replonger dans la fange du travail scolaire qui pue des pieds.
Bonne nuit, gens d'ici et d'ailleurs !
Avant toute chose, j'invite mon aimable lectorat affamé de savoureuse prose ranulféérique à se contenir quelques secondes de plus, afin de savourer comme il se doit ce titre magnifique, né d'une de mes illuminations de pur génie . Descendu du ciel comme le Coran sur Mahomet,la pomme sur Newton ou la police au Canard Enchaîné , mon titre est le joyau dont ce beau postounet est serti .
Sûrement que pendant ces 15 (15!) jours d'odieux silence blogal, vous vous pointiez toutes les 5 minutes (5!) voir si j'avais enfin daigné mettre en ligne quelque chose, n'importe quoi, même un truc sur cette boue lithique de politique qui fait qu'on se fout sur la tronche à chaque fois. (Ca, vous ne pouvez pas nier, mon tracker me dit tout) .Sûrement que vous avez erré sur la toile, comme des drogués en manque, prêts à tuer père et mère pour une dose. Sûrement qu'à chaque fois, votre espoir déçu, vous vous effondriez en sanglots sur votre clavier. Sûrement qu'une fois votre crise de larmes passée, vous me vouiez aux gémonies et me traitiez des plus charmants noms d'oiseau. Ou pas. Enfin bref, me voilà de retour, et pas -comme le dirait Sekah, qui l'empruntait à la Team Rocket (on a les références culturelles que l'on mérite)-pour vous jouer un mauvais tour, à moins bien sûr que vous ne considériez qu'un nouveau post soit une mauvais tour-et si c'était le cas, je vous serais gré de le garder pour votre vilaine bobine- mais je suis sûre que non, et oui, je sais que cette phrase est longue et salement tarabiscotée, mais encore un effort, vous êtes bientôt au bout, non pas de vos peines, car comme chacun le sait ,les peines sont éternelles, ainsi que les neiges , mais bien de cette phrase, qui va s'achever pas plus tard que tout de suite . Oui, oui je me tais. Pauvres petites choses. Voilà pour vous. C'est plus du Picard que de la haute gastronomie, mais comme on dit, la faim est le meilleur des cuisiniers.
Pour conserver la cohérence temporelle et subjectivielle du bloug, et ne pas vous chambouler les neurones en vous parlant d'un truc qu'à rien à voir avec le post de là en bas, je vais terminer la chronique de l'obtention d'un visa pour la patrie de Descartes, Zola, le Paris Brest mais pas des frites ni de Cécile de France qui, comme chacun ne le sait peut-être pas, sont belges de Belgique. Car vous l'aurez compris -'fin j'espère, chais pas ce qui me prend de faire ces phrases à la con- il s'agissait d'obtenir de quoi me rendre légalement en France. J'aurais pu prendre une patera, mais je tiens à être une citoyenne respectueuse des lois et aussi, un peu quand même, à ma vie .
Déjà, je suis fière de moi parce que tout ce qui va suivre a été réalisé sans piston ni trucage, et que donc vous pouvez le faire chez vous sans danger -sous réserve d'avoir un compte en banque bien garni et des nerfs d'acier . Après une semaine de pointage relou sur le site du CON-çuilà, le pôpa qui est à moi me dégotte un rendez-vous pour jeudi 17 (17!) mai. Ca ne m'arrange pas. De un, j'ai un devoir de physique ce jour-là, et je parierais mon nounours Pikachu qu'un séchage ne serait pas du goût de mon prof, de deux, j'ai ciné club le mercredi soir. Il faut trouver une autre date. Vous me direz que je fais trop ma difficile, et que je ferais mieux de m'estimer heureuse d'avoir un entretien, après tout ce que j'ai enduré. J'dis pas que c'est faux hein, mais bon je veux pas jeudi, je veux pas jeudi, y'a pas à discuter. 'Fin bref, inutile de s'étendre là-dessus 107 ans (107!), c'est vraiment pas le plus chiant. Tout se règle avec une peu d'oseille. Le cyber d'en face fait un business de rendez-vous de CON-çuilà .
Mercredi soir quand, au terme d'une homérique bataille administrative, j'ai enfin obtenu le sesame pour la France, j'avais vraiment une rage folle. C'est plein de trucs super tristes un CON-çuilà. On apprend des choses pas toujours gaies sur la vie des gens. Des gens vulnérables, des vieux tout pâles, des analphabètes timides, des petites filles fatiguées et chouineuses . Quand je suis revenue, j'avais la tête pleine de toute cette détresse, de toute cette colère contenue, de toutes ces incivilités gratuites. Si j'avais bloggué à ce moment, je crois que le CON-çuilà et tout son personnel en auraient vraiment mangé. Mais maintenant, les choses s'estompent. Une chose reste , déreangeante, car elle concerne les locaux qui bossent au CON-çuilà : cet insupportable syndrôme du petit chef, qui fait que le dernier portier, minable petit rat, une fois investi de la plus microbienne once de pouvoir se dépêche de se prendre pour le consul lui même. Et ça prend de haut les gens faibles, ça les intimide, ça les houspille, et aux gens moins faibles, ça se fait caressant, empressé, flagorneur. Pouah pouah pouah! Arrière kapo ! Ca fait semblant de pas parler arabe, ça fait le francisant et ça joue l'important ! Mais regarde toi, ridicule pantin ! Tu es marocain, pauvre con, t'as beau grincer des dents quand on te le dit, c'est quelque chose dont on ne se défait pas. Sois en fier, au lieu de chercher à faire oublier ce qui est inscrit sur ta face !
Bon gens, je vous aurais bien mitonné un bon petit post, mais là je vais me coucher. Demain je me lève tôt. Ce vol qui m'a tant coûté est à 6 heures du mat' !
Bonne nuit et bonne semaine, gens d'ici et d'ailleurs !
Paris, me voilà !!!!!
Désireuse que ce bloug redevienne (après la fièvre électorale du samedi dimanche soir of course) un espace apolitique ,neutre et accessoirement chiant à mourir, la proprio a testé pour vous : demander un visa au consulat de France de Fes-la-Moche. SANS piston.
J'espère que je ne t'apprend rien, lecteur chéri, en disant que pour aller en France, en Hollande voire au Gabon, 'fin bref pour foutre temporairement le camp du Maroc, il te faut une raison valable, étant entendu que l'envie de changer d'air n'est bien évidemment pas considérée comme telle par cette entité malveillante et vaguement nauséabonde que nous nommerons , avec l'élégance proverbiale qui ne nous quitte jamais, le CON-çuilà .Par exemple, il lui parait inconcevable que tu puisses avoir envie d'aller en France simplement parce que tu en as envie et basta. Attends, qu'est-ce tu connais de la France d'abord, à part les cadals Tati que te rapporte ton oncle de Vitry-sur-seine ? Même pour une semaine, sur la vie de ma mère que tu n'y foutras pas les pieds comme ça. Surtout que tu ne pars pas à une période conventionnelle. Qu'est-ce que tu vas fiche à Paris un 23 mai, en pleine année scolaire ? .En plus tu vas en demander un longue durée , de visa, juste après que tu aies décrocher ce satané bac français, dont tu te demandes quelques fois à quoi il te sert, et surtout si tu l'auras sachant le temps fou que tu gaspilles à faire que dalle. Deux sorties la même année, attention ça commence à faire beaucoup, tu deviens une immigrante illégale en puissance.
Bon, je ne suis pas complètement stupide non plus (si, je t'assure). Demander un visa touristique maintenant équivaut à demander au CON-çuilà d'officiellement te ficher à la DST (On a dit sans pistons, je te rappelle). Surtout que j'ai une raison en béton d'être à Paris ce jour là, outre une envie dévorante de faire un tour aux Galeries Lafayette. J'ai un entretien. Un tour sur le site ouaibe du CON-çuilà, histoire de se renseigner sur les papiers qu'il faut pour le visa adapté à mon cas. Ben ouai, il te faut un visa différent selon que t'es étudiant, marié à une française, cardiologue ou chômeur. Dans ce dernier cas, ton visa s'appelle "reste chez les pouilleux, pouilleux" mais ceci est une autre histoire. Bref, donc je vois quels documents ils demandent pour me permettre d'aller prendre ma vie en main. Tout ça, à la limite, ça me dérange pas, c'est la putain d'administration, il n'y a pas de raison qu'elle soit moins chiante là-bas qu'ailleurs .
Mais voilà qu'arrive la raison de la haine implacable que je voue au CON-çuilà. Une fois que t'as réuni le certificat de scolarité, le certificat de résidence et les relevés de compte banquaire de ton paternel (dès fois que tu sois pauvre, on sait jamais) et la brouette d'autres conneries qui servent à filer un job à une bande de pique-assiettes, tu dois prendre un rendez vous pour aller les leur donner. Ah ouai. Parce que tu crois que tu peux déposer ton dossier quand tu veux ? Aimable naïf ! Tu dois prendre rendez vous. Le CON-çuilà, c'est un petit bout de France, tu entres que si t'es invité. Là encore, ça me dérange pas. Chacun sa façon de gérer la chienlit. Chez nous, on ignore simplement les gens qui attendent. En France, ils veulent voir ta race que quand eux l'on décidé. Cherche pas, pour l'un comme pour l'autre, tu es demandeur, donc ils peuvent te traiter comme de la merde Re-Bref .Pour plus de sécurité, pôpa leur faxe une demande de renseignements. Bah ouai, y a rien qui corresponde exactement à ce que je veux sur leur site à la noix. Pour gagner du temps, je prends un rendez-vous sur leur site. Ah ouai , à savoir aussi ! Si tu ne sais pas te servir d'un ordinateur, la France, tu peux lui dire adieu (piqure de rappel: sans piston). Donc je clique sur prendre un rendez vous et là, ce fut le drame. Rien de disponible avant le 29 mai. Donc je prends rendez vous pour déposer mon dossier de visa une semaine après que la date de mon entretien soit passé. Cool. J'envoie alors un mail les prévenant de l'urgence de ma situation.
Déjà, il faut te dire qu'ils ne se donnent la peine de répondre ni au mail, ni au fax. Ouai, ils ont un numéro de fax et une addresse de courriel, et ils s'en servent pas. Enfin pas pour toi, tu rigoles, t'as pas de piston. Ensuite quand Pôpa renvoie un fax (chai pas, ils sont peut-être lents du cerveau) une espèce de greluche dont le mépris et la hautainité (ouai j'invente des mots, tu savais pas ?) suintent à travers sa voix t'apelle et te dis : "Ce n'est pas la peine de nous inonder de fax (2fax!2! belle inondation), il faut prendre rendez vous par internet". Mimi (respire, garde ton calme, ne la traite pas de gourdasse tout de suite) : " Je sais bien, mais il n'y a aucun horaire qui ne soit ultérieur à la date de mon entretien !". La greluche :"Eh ben c'est comme ça, de toute façon on a toujours des désistements, il faut surveiller les dates sur le site". Comment ça surveiller ? Mais connasse, je dois avoir le visa très vite, pour prendre mes billets ! Tu crois que je vais m'amuser à attendre que quelqu'un qui a une date qui me convienne se désiste ? Et puis on est Maroc ici, vieille peau, les gens n'appellent pas pour annuler, ils ne viennent pas et c'est tout. 'Fin bref, arrête de me prendre pour une idiote.
Resultat: avoir un visa dans un délai de on va dire un mois, sans piston tu peux oublier. Même si tu dois rencontrer le Pape. Etre un bon citoyen, avec l'Etat Français, ça sert à que dalle.
On verra ce que ça donne avec piston.
: ils ne m'en voudront pas si je leur dédicace cette daube
: Par contre à vous mes chéris, ce petit bijou
Scéance de foutage de djeule Duel verbal entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal: H-une poignée de minutes.Au premier abord, on ne peut pas être contre Ségolène Royal, à moins d'être un gros connard. Tout le monde rêverait d'un monde plus juste, d'une société qui protège les faibles, qui serait un creuset de cultures et de métissages, d'une action politique puissante qui garantirait l'emploi des plus démunis, qui combattrait la précarité. Personne ne peut être pour les délocalisations, les plans sociaux, les golden parachutes, les golden hello, les primes salariales à 4 euros ,les écrémages, les licenciements des quinquas, l'exploitation des jeunes. Personne ne peut être pour que le pauvre Mohammed qui a travaillé 20 ans à l'usine se pointe un beau jour et trouve tout fermé, sans explication, sans indemnités, et sans espoir de retrouver un job parce que le boss a calculé que Mohammed, avec ses 1200 euros par mois, coutaît autant que 3 petites chinoises dociles, et que ça faisait pas plaisir aux actionnaires. Personne ne peut être d'accord pour que huit mille personne perdent leur moyen de subsistance alors que le boss se tire avec onze millions d'euros. Personne ne peut être pour et tout ce tissu de belles saloperies inventées pour le bon plaisir de Sa Majesté Profit. Tout le monde rêverait -j'ose le croire- de combler le fossé entre riches et pauvres. Personne ne souhaiterait que quelqu'un reste sur le carreau. La société libérale est anti-humaine car naturelle. C'est une espèce de loi du plus fort généralisée. Les humains s'humanisent par ce refus de l'ordre naturel. Et je ne parle pas de ses idées sur le social, car tout le monde, idéalement, aimerait qu'il y ait un dialogue social porteur, des institutions plus flexibles, plus efficaces, qui accompagnent le citoyen dans ses droits et devoirs. Je ne suis pas contre Madame Royal. Je ne peux trouver la moindre chose à redire à tout ses idéaux. A ceci près que ce sont des idéaux, qu'ils sont par conséquent désespérément virtuels, et que, rien de ce que je ne l'ai entendu dire (ce qui n'est pas grand chose, je le concède) ne ressemblait de près ou de loin à une proposition concrète, contrairement à Monsieur Sarkozy (il faut dire aussi que je l'ai écouté parler bien plus souvent que sa concurrente). Nous verrons bien ce qui ressortira de ce débat, qui promet d'être prenant. A plus mes petits
Edit: Bon, je ne sais pas bien quelle heure il est. Cela fait près de deux heures et demie que je suis scotchée à la télé à écouter les deux protagonistes s'envoyer piques et attaques et enfin mettre clairement sur le tapis leurs propositions concrêtes.
Je suis ravie d'avoir découvert les programmes de Madame Royal et de Monsieur Sarkozy. Que dire de pertinent ?Pas grand-chose, sachant qu'ils ont abordé de façon divergente la quasi totalité des points traités. Les rares fois où ils se retrouvaient (sur la Turquie, le régime spécial, les PME) , Madame Royal s'arrangeait pour se démarquer de la position de son adversaire, mais ça m'a plus semblé être des distinctions rhétoriques qu'autre chose ("remettre à plat" au lieu de "démolir" les lois Fillon, par exemple). Enfin c'est normal, c'est de la politique. Sinon, le programme économique, c'est clair que c'est le jour et la nuit. Tu as les deux qui veulent relancer la croissance, ça ils sont d'accord. Mais tu as deux méthodes diamètralement opposées pour y arriver: Sarko veut supprimer les 35 heures, Ségo les conserver. Sarko veut dégraisser au niveau des fonctionnaires. Ségo veut créer de nouveaux postes. Sarko veut défiscaliser les heures sup, Ségo modifier les aides aux entreprises... Enfin il faut vraiment être un expert pour juger de la pertinence de ces mesures. Donc je vous dirais tout ça après mes deux ans de prépa :) . Sinon l'un et l'autre veulent une régularisation des sans papiers au cas par cas, contrairement à la rumeur qui prétendait que Madame Royal procèderait à des régularisations massives et générationnelles (les parents et grands parents des enfants scolarisés). L'un et l'autre disent non à la Turquie, non au nucléaire iranien (avec une nuance toute fois, Madame Royal se déclarant même pour une interdiction du nucléaire civile). Par contre, si Madame Royal désire une refonte des institutions, une sixième république, Mr Sarkozy rejette toute modification institutionnelle, arguant au regain du dynamisme de la vie politique française (les 85% au premier tour lui donnent raison).Bref,le fond était vraiment interessant, pour une néophyte. Sur la forme, j'ai été suprise de découvrir une Ségolène aggressive, pas toujours maitresse de ses nerfs, et un Nicolas Sarkozy parfaitement calme, clair et courtois. Comme d'habitude, Madame Royal exploite à fond l'art de poser des questions auxquelles il est impossible de répondre par la négative ("Mais pour vous, Monsieur, ve n'est pas un crime de violer une petite adolescente ?"), sa maternité ("je suis mère de quatres enfants et..." et sa féminité ("les femmes sont lésées") pour combler les lacunes d'un programme certes irréprochable sur les valeurs, mais qui pêche par son manque de concrêt. Le discours de Monsieur Sarkozy était lui aussi très républicain, très moral, et je ne pense pas qu'on puisse, sans mauvaise foi, l'accuser de faire table rase de tous les acquis sociaux dans le simple but de la productivité. Lui aussi veut voir cesser se délitement des valeurs comme le travail, la solidarité générationelle, l'égalité ("pas d'égalitarisme").
Enfin bref, ce débat aura eu le mérite d'éclaircir la donne, et de fortifier chacun dans ses convictions, car je ne pense pas que ni l'un ni l'autre ait suffisament pris l'ascendant sur l'autre pour vraiment faire changer d'avis, ou même durablement infléchir les indécis.
Réponse dimanche soir.
En attendant, bonne nuit gens d'ici et d'ailleurs .
(Sérieux, j'aimerais savoir qui me lit du Niger) (Mon gars, si tu te manifestes,tu recevras en cadeau un...chais pas, tu as un gateau préféré ?)
1er mai.
Fête du Travail.
Quelle dérision !Ce matin, à mon bureau, en pensant à cette désopilaaaaante coincidence , je n'ai pas pû me retenir de rire toute seule. Ha!Ha!Ha! C'est éxactement ce son là que j'ai émis; Ha! Ha! Ha!, comme si j'avais appris à rire dans un livre.
Edit : les sujets de compo d'Histoire de Pondichéry, c'est sur la Vème république et la décolonisation. Tout ce qu'on a baclé.
Le sujet de spé, c'est EXACTEMENT ce qu'on a eu au blanc, en mille fois plus facile, avec seulement trois docs au lieu de 5
Le sujet de maths est pas mal, à part les probas que je n'ai même pas essayé de faire (lois de proba)
Le sujet de physique a l'air classique. Ca va quoi.