Le blog de la ranulphette

P'tits bouts de n'importe quoi,n'importe quand, n'importe comment mais pas par n'importe quelle ranulphette.

20 mai 2007

Hannibal Lecteur

Avant toute chose, j'invite mon aimable lectorat affamé de savoureuse prose ranulféérique à se contenir quelques secondes de plus, afin de savourer comme il se doit ce titre magnifique, né d'une de mes illuminations de pur génie . Descendu du ciel comme le Coran sur Mahomet,la pomme sur Newton ou la police au Canard Enchaîné , mon titre est le joyau dont  ce beau postounet est serti .

Sûrement que pendant ces 15 (15!) jours d'odieux silence blogal, vous vous pointiez toutes les 5 minutes (5!) voir si j'avais enfin daigné mettre en ligne quelque chose, n'importe quoi, même un truc sur cette boue lithique de politique qui fait qu'on se fout sur la tronche à chaque fois. (Ca, vous ne pouvez pas nier, mon tracker me dit tout) .Sûrement que vous avez erré sur la toile, comme des drogués en manque, prêts à tuer père et mère pour une dose. Sûrement qu'à chaque fois, votre espoir déçu, vous vous effondriez en sanglots sur votre clavier. Sûrement qu'une fois votre crise de larmes passée, vous me vouiez aux gémonies et me traitiez des plus charmants noms d'oiseau. Ou pas. Enfin bref, me voilà de retour, et pas -comme le dirait Sekah, qui l'empruntait à la Team Rocket (on a les références culturelles que l'on mérite)-pour vous jouer un mauvais tour, à moins bien sûr que vous ne considériez qu'un nouveau post soit une mauvais tour-et si c'était le cas, je vous serais gré de le garder pour votre vilaine bobine- mais je suis sûre que non, et oui, je sais que cette phrase est longue et salement tarabiscotée, mais encore un effort, vous êtes bientôt au bout, non pas de vos peines, car comme chacun le sait ,les peines sont éternelles, ainsi que les neiges , mais bien de cette phrase, qui va s'achever pas plus tard que tout de suite . Oui, oui je me tais. Pauvres petites choses. Voilà pour vous. C'est plus du Picard que de la haute gastronomie, mais comme on dit, la faim est le meilleur des cuisiniers.

Pour conserver la cohérence temporelle et subjectivielle du bloug, et ne pas vous chambouler les neurones en vous parlant d'un truc qu'à rien à voir avec le post de là en bas, je vais terminer la chronique de l'obtention d'un visa pour la patrie de Descartes, Zola, le Paris Brest mais pas des frites ni de Cécile de France qui, comme chacun ne le sait peut-être pas, sont belges de Belgique. Car vous l'aurez compris -'fin j'espère, chais pas ce qui me prend de faire ces phrases à la con- il s'agissait d'obtenir de quoi me rendre légalement en France. J'aurais pu prendre une patera, mais je tiens à être une citoyenne respectueuse des lois et aussi, un peu quand même, à ma vie .

Déjà, je suis fière de moi parce que tout ce qui va suivre a été réalisé sans piston ni trucage, et que donc vous pouvez le faire chez vous sans danger -sous réserve d'avoir un compte en banque bien garni et des nerfs d'acier . Après une semaine de pointage relou sur le site du CON-çuilà, le pôpa qui est à moi me dégotte un rendez-vous pour jeudi 17 (17!) mai. Ca ne m'arrange pas. De un, j'ai un devoir de physique ce jour-là, et je parierais mon nounours Pikachu qu'un séchage ne serait pas du goût de mon prof, de deux, j'ai ciné club le mercredi soir. Il faut trouver une autre date. Vous me direz que je fais trop ma difficile, et que je ferais mieux de m'estimer heureuse d'avoir un entretien, après tout ce que j'ai enduré. J'dis pas que c'est faux hein, mais bon je veux pas jeudi, je veux pas jeudi, y'a pas à discuter. 'Fin bref, inutile de s'étendre là-dessus 107 ans (107!), c'est vraiment pas le plus chiant. Tout se règle avec une peu d'oseille. Le cyber d'en face fait un business de rendez-vous de CON-çuilà .

Mercredi soir quand, au terme d'une homérique bataille administrative, j'ai enfin obtenu le sesame pour la France, j'avais vraiment une rage folle. C'est plein de trucs super tristes un CON-çuilà.  On apprend des choses pas toujours gaies sur la vie des gens. Des gens vulnérables, des vieux tout pâles, des analphabètes timides, des petites filles fatiguées et chouineuses . Quand je suis revenue, j'avais la tête pleine de toute cette détresse, de toute cette colère contenue, de toutes ces incivilités gratuites. Si j'avais bloggué à ce moment, je crois que le CON-çuilà et tout son personnel en auraient vraiment mangé. Mais maintenant, les choses s'estompent. Une chose reste , déreangeante, car elle concerne les locaux qui bossent au CON-çuilà : cet insupportable syndrôme du petit chef, qui fait que le dernier portier, minable petit rat,  une fois investi de la plus microbienne once de pouvoir se dépêche de se prendre pour le consul lui même. Et ça prend de haut les gens faibles, ça les intimide, ça les houspille, et aux gens moins faibles, ça se fait caressant, empressé, flagorneur. Pouah pouah pouah! Arrière kapo ! Ca fait semblant de pas parler arabe, ça fait le francisant et ça joue l'important ! Mais regarde toi, ridicule pantin ! Tu es marocain, pauvre con, t'as beau grincer des dents quand on te le dit, c'est quelque chose dont on ne se défait pas. Sois en fier, au lieu de chercher à faire oublier ce qui est inscrit sur ta face !

Bon gens, je vous aurais bien mitonné un bon petit post, mais là je vais me coucher. Demain je me lève tôt. Ce vol qui m'a tant coûté est à 6 heures du mat' !

Bonne nuit et bonne semaine, gens d'ici et d'ailleurs !

Paris, me voilà !!!!!

Gazouillé par ranulphine à 22:40 - 1 blabla(s) de lecteurs - Permafrost [#]

Machins dits par vous(ou moi)

    ha, ben , t'as gagné!!!tu vas pouvoir venir te faire tabasser dans les gares comme tout bon citoyen qui se respecte! (non, je rigole!)

    Aurait déclaré tarmine ,le 21 mai 2007 à 16:23 précise, en pleine possession de ses moyens (blog certifié sous contrôle d'huissier)(quelqu'un me fera penser à virer cet huissier)

Trucs vachement interessants